On les croyait enterrés. Les huiles et gaz de schiste du sous-sol français – dont on ignore du reste combien il en recèle – semblaient voués à y demeurer, depuis la loi du 13 juillet 2011 qui a banni la fracturation hydraulique, seule technologie aujourd’hui disponible pour extraire ces hydrocarbures non conventionnels de la roche-mère, la roche profonde (généralement entre 1 500 et 3 000 mètres) et compacte où ils sont confinés. Une interdiction dictée par l’impact environnemental de ce procédé, qui met notamment en œuvre des additifs chimiques toxiques. Or, les hydrocarbures de schiste refont aujourd’hui surface.

Le débat a été abruptement relancé par la sortie de Nicolas Sarkozy qui, le 25 septembre, en meeting de campagne pour la présidence de l’UMP, s’est déclaré en faveur de l’exploitation de ces ressources. « Tant que je serai ministre de l’écologie, il n’y aura pas de gaz de schiste et pas d’investigation sur le gaz de schiste », a aussitôt réagi Ségolène Royal.

En coulisses, pourtant, les industriels s’activent. Le JDD a ainsi révélé, dans son édition du 12 octobre, le projet de création d’un « centre d’information et de documentation » sur le gaz de schiste. Y participeraient, précise l’hebdomadaire, « des groupes tels que Total, GDF-Suez, Imerys [minéraux industriels] ou encore Vallourec [fabrication de tubes] ».

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/10/16/gaz-de-schiste-en-coulisses-les-industriels-s-activent_4507106_3244.html

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