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Fort Berthold : Le gaz est brûlé en sortie de puits selon la méthode du flaring, un procédé néfaste car il libère du méthane dans l’atmosphère.
Compte Facebook de Theresa Birdbear

La réserve indienne de Fort Berthold paye le prix fort. L’extraction du pétrole de schiste à marche forcée empoisonne le sous-sol, fait fuir les animaux et met la flore en danger. La surveillance des 12 000 puits, qui peuvent fuir à tout moment, est assurée par… 2 agents.

Dans une zone « frackée » comme l’est Fort Berthold, la pollution n’est pas spectaculaire. Pas de nappe géante de pétrole ni d’oiseaux englués ici, mais une myriade de taches mouchetant la prairie à perte de vue et un sous-sol gorgé par les débordements des forages. http://www.propublica.org/special/north-dakota-spills

Principal acteur de cette pollution, le trafic routier. Pour chaque puits, des milliers de chargements sont nécessaires en eau, sable, produits chimiques et matériel, sur des routes départementales déjà mal en point. Des va-et-vient à multiplier par le nombre de derricks qui pompent l’or noir nuit et jour.

Au volant, les chauffeurs sont payés à la charge et non pas à l’heure, et roulent jusqu’à 14 heures par jour. Certains ne prennent même pas le temps de faire la queue pour décharger leur matériel contaminé dans les « puits d’enfouissement », où ils sont stockés sine die, et lâchent leur cargaison le long des routes.

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