Dans le numéro de ce mois-ci (Novembre 2014), Sciences&Vie traite du gaz de charbon dans un article titré « La grande réhabilitation du grisou ». Il met en vis à vis de manière un peu simpliste le vilain grisou tueur de mineurs et le bon grisou fournisseur d’énergie « qu’on a plu qu’à se baisser pour le ramasser ».

2014-10-28_171332L’article a le mérite de faire un éclairage sur un sujet rare dans les médias mais un éclairage que l’on pourra trouver peut être partial, laissant un grande place à la société EGL, exploitant français en Nord-Pas de Calais et Lorraine et aux autres parties prenantes plutôt favorables à son exploitation.
D’autre part, un amalgame entre le gaz de couche et le gaz de mine, qui sont tous les deux considérés comme gaz de charbon, mais dont l’exploitation est bien différente, trouble les informations données de début d’article.
Dans tous les cas, il est très partiel, occultant les exploitations réalisées en Australie, aux États-Unis, au Canada et en Chine avec des techniques employées très polluantes pour l’environnement.

Car oui, lorsqu’on exploite le gaz de charbon dans le reste du monde, on utilise la fracturation hydraulique !

Et c’est dommage qu’un magazine, d’habitude bien documenté et sérieux, non seulement laisse une confusion se glisser dans ces lignes mais en plus ne le mentionne pas toute la réalité du procédé mondialement utilisé et laisse penser que son exploitation est propre.

http://www.science-et-vie.com/2014/10/au-sommaire-science-vie-n1166/#grisou

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