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Une société pétrolière demande un permis de recherche d’hydrocarbures. Les associations et Eau de Paris se mobilisent pour dénoncer le danger environnemental.

(…) La demande de permis formulée par la société Bluebach Ressources et dite « permis de Cézy », s’applique à un territoire d’environ 300 km2 dans le département de l’Yonne et touche 38 communes. La société en question a affirmé être intéressée par un hydrocarbure conventionnel présent sur ces territoires, le pétrole.(…)

(…) L’Association de Défense de l’Environnement et de la Nature de l’Yonne (ADENY), l’association C3V et Attac ont émis de sérieux doutes sur le fait que la société se limite à une exploitation d’hydrocarbures conventionnels sur les périmètres convoités. La raison en est que la demande initiale, avant le vote de la loi d’interdiction du 13 juillet 2011 (qui a interdit la méthode de fracturation hydraulique et donc l’exploitation de gaz de schiste), portait sur la recherche de pétrole et gaz de schiste. Le dossier Bluebach ne mentionne effectivement qu’une recherche conventionnelle mais cette société est devenue propriété de la société norvégienne Moore en 2010. Or le site internet de la société est explicite : « Le bassin parisien et l’Alsace regorgent de gaz de schiste, mais pour l’instant la fracturation hydraulique y est interdite… » Pour les associations, “montrer patte blanche permettra à Bluebach d’obtenir un permis qui sera ensuite utilisé pour du pétrole non conventionnel, dès que la loi aura changé.

En savoir plus http://www.politis.fr/Le-dangereux-projet-de-recherche-d,28779.html

Célia Blauel, présidente des Eaux de Paris, a, elle aussi, demandé à la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, de refuser la demande de permis de Césy, dans l’Yonne, à la limite du Loiret. Célia Blauel a précisé son souhait « qu’aucune autorisation de travaux ne puisse être délivrée à l’avenir sur les aires d’alimentation de captage d’eau potable ». Le risque est important : l’Yonne fournit 150.000 mètres cubes d’eau, chaque jour, à la capitale. La présidente des Eaux de Paris souligne que ce n’est pas seulement la recherche de gaz de schiste qui peut poser problème, celle d’hydrocarbure conventionnel est elle aussi dangereuse. Un écoulement d’hydrocarbure en surface pourrait avoir de graves conséquences : « En cas d’incident, la composition de ce sous-sol fait que nous aurons un temps de réaction quasi nul ! ».

https://bastagazales.fr/2014/10/29/a-la-recherche-de-petrole-de-schiste-dans-le-loiret/#more-14105

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