La chute du prix du pétrole menace toute l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels.

Publié: 31octobre par clata2013 dans Actualité, ECONOMIE, Monde, NI ICI NI AILLEURS
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(…) Coincée entre la Colombie-Britannique et le Saskatchewan, l’Alberta se dope au pétrole et en irrigue l’économie canadienne. Cette province qui borde les Rocheuses dispose des troisièmes plus grandes réserves de pétrole au monde, dont 97 % sont composées de sables bitumineux. Une formidable ressource d’hydrocarbures non conventionnels, encore à peine exploitée, mais polluante et qui nécessite des investissements énormes pour assurer sa production. Leur extraction est responsable de 9 % des émissions de gaz à effet de serre au Canada et détruit le paysage quand ce liquide pâteux est extrait dans des mines à ciel ouvert.(…)

(…) Si le moteur rugit, des périls bien réels guettent l’Alberta. L’exploitation de gaz de schiste aux Etats-Unis a privé le gaz canadien de son débouché naturel et force cette province à trouver des relais. Mais surtout, la chute actuelle du prix du baril menace, si elle s’aggrave, toute l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels. Malgré les milliards investis, il y a un moment où cela pourrait ne plus être rentable.(…)

En savoir plus http://www.lesechos.fr/journal20141030/lec1_enquete/0203886405375-lalberta-un-tigre-dans-le-moteur-du-canada-1058998.php

Le cours du brent a perdu plus de 20 % depuis cet été. Les experts commencent à évoquer un basculement du marché. (…) A défaut d’une reprise de la demande ou de nouvelles disruptions sur la production, deux grands facteurs peuvent soutenir les cours. «  L’Arabie saoudite peut réduire sa production au nom de l’Opep, d’autant qu’elle a besoin d’un cours compris entre 80 et 90 dollars pour équilibrer son budget », avance Denis Florin.
L’autre grand facteur de soutien des cours serait l’arrêt des projets pétroliers les plus coûteux. Premiers sur la liste, les puits de pétrole de schiste américain . « En deçà de 70 dollars le baril, les compagnies n’ont plus intérêt à forer », estime Alexandre Andlauer, analyste chez Alphavalue. Dans une note publiée hier, l’agence de notation Fitch estime, pour les mêmes raisons, que le cours du Brent pourrait tomber jusqu’à 80 dollars avant que les producteurs réagissent.(…)

En savoir plus http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0203843748969-rien-narrete-la-chute-du-petrole-1051462.php

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