« On se fout pas mal du peuple algérien dans cette affaire, il n’y a que l’argent qui compte pour eux ! » La salle de travaux pratiques SP 13 de la fac de sciences du campus tunisois El Manar est pleine à craquer, et le niveau sonore est monté haut. Salim Sebhi, de Bejaïa (Est d’Alger) relate sa frustration quand il a voulu organiser une conférence sur le gaz de schiste sur sa fac. À deux reprises, en 2013 et 2015, il est éconduit par le rectorat. On lui fait comprendre que l’ordre est venu « d’en haut ». « Avec vos hydrocarbures et votre conception passéiste du développement, vous avez condamné l’agriculture, le climat, la jeunesse ! Ne refaites pas les mêmes erreurs. Et puis : respectez-vous en tant que scientifique ! »…

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