16 janvier 2016 | Par Iris Deroeux

La catastrophe environnementale qui se déroule actuellement en Californie oblige les États-Unis à ouvrir les yeux sur les dégâts causés par l’exploitation massive de gaz naturel et le cadre juridique insuffisant qui l’entoure.

De notre correspondante à New York (États-Unis). – L’industrie du gaz n’avait jamais connu de catastrophe de cette ampleur aux États-Unis. Et ce type d’événement se reproduira si rien ne change, alertent les experts interrogés par Mediapart. Devant faire face à une fuite de méthane colossale sur l’un de ses sites de stockage de gaz, la Californie traverse en effet une crise écologique majeure, qui relance le débat sur la production de gaz naturel d’origine fossile, les règles qui l’entourent et les mécanismes de surveillance insuffisants de l’industrie.


Ce débat est essentiel puisque les États-Unis sont devenus, grâce à la technologie de la fracturation hydraulique (dite « fracking ») permettant l’extraction d’hydrocarbures de schiste, le premier producteur mondial de gaz naturel devant la Russie. Le pays en vient même à décupler ses capacités d’export : si du gaz américain est exporté de l’Alaska vers le Japon depuis des années, un premier cargo rempli de gaz naturel liquéfié quittera la Louisiane, au sud du pays, à la fin du mois de janvier. Il rejoindra l’Europe.

Sauf que tel qu’il est exploité actuellement, ce gaz naturel que Barack Obama aime présenter comme une « énergie fossile de transition », propre et efficace pour aider le pays à abandonner le charbon, pose de nombreux problèmes. Son exploitation pourrait en effet causer des dommages irrémédiables sur le sol américain, notamment à cause des fuites de méthane, principal composant du gaz naturel.

La suite sur : https://www.mediapart.fr/journal/international/160116/la-ruee-vers-le-gaz-jusqu-la-catastrophe

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