L’affluence à ces deux manifestations signe une défiance démultipliée envers les politiques.

barjac11Il y a quelques semaines, les organisateurs faisaient la moue : sans se concerter, deux mobilisations stratégiques avaient pris date la même fin de semaine. Samedi dernier à Notre-Dame-des-Landes, pour soutenir les quinze familles d’« historiques » du site sous le coup d’une mesure d’expulsion exécutoire d’ici au 26 mars ; et le lendemain à Barjac, pour dénoncer la récupération par Total du permis de la concession « de Montélimar » (4 700 km2) pour y rechercher du gaz de schiste. Vaines craintes de télescopage : les militants se réjouissent d’un double succès. Près de 50 000 personnes, selon les organisateurs, pour bloquer deux nationales en Loire-Atlantique, là où commenceraient les travaux du barreau routier du projet d’aéroport. Soit 2,5 fois plus de « no pasarán » que pour l’opération escargot du 9 janvier sur le périphérique nantais. Et, dans la petite ville gardoise de Barjac, leur fief désigné, ils étaient quelque 15 000 « no gazarán ». Loin de faiblir, la mobilisation anti-gaz de schiste reste intacte alors que les dernières grandes manifestations, conclues par une loi interdisant la fracturation hydraulique (seule technique d’exploitation connue pour ce gaz), remontent à 2011. Car, le 28 janvier, la justice a remis Total (dont le permis avait été annulé par l’administration) en selle : le pétrolier a réaffirmé (sans plus de précision) qu’il n’utiliserait pas la fracturation hydraulique.

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