Témoignage du cœur du Sahara via @Bastamag @Sophie_Chapelle #gazdeschiste

Publié: 17mars par sebasta dans Le gaz de schiste?, Les mobilisations, Mobilisation ailleurs, Monde, solidarité internationale, Transition énergétique
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« Nous avons troqué le gaz de schiste contre les jardins potagers »

par Hacina Zegzeg

Hacina Zegzeg était annoncée dans diverses rencontres à Paris, Lille, Lyon et Marseille, ces dernières semaines pour témoigner de la lutte à In Salah. Elle n’a pu finalement s’y rendre car le régime algérien a refusé de lui délivrer son passeport. A défaut de pouvoir être présente, elle a envoyé ce texte.

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Il y a un peu plus d’un an, une mobilisation populaire gagnait In Salah, au cœur du Sahara algérien, pour s’opposer à l’exploitation des gaz de schiste, prônée par le gouvernement. Alors que la compagnie pétrolière publique Sonatrach vient de suspendre ses forages, Hacina Zegzeg, l’une des leaders du mouvement social, revient sur ce mouvement inédit. Interdite de sortie du territoire algérien, elle nous a envoyé son témoignage : « L’eau est l’élément vital de notre vie dans le désert. In Salah a pris en main son destin. Le nouveau concept est « Smart Sahara ». Il est simple : maraîchage, énergie solaire, développement durable. »

Parmi les nombreux communiqués de soutien, porteurs d’espoir et décuplant notre détermination, que nous avons reçus, il en est un qui a particulièrement attiré mon attention. Il émanait d’une dizaine d’associations citoyennes des pays du Maghreb [1]. Ce jour-là, je me suis dit que la lutte contre les fracturations hydrauliques ne concernait pas que l’Algérie, car ce communiqué portait une mention particulière qui disait : « la fracturation hydraulique risque de mettre en danger l’avenir de l’eau de toute une région d’Afrique. »

Vous imaginez à quelle vitesse je me suis ruée sur les atlas, sur Internet, et je découvrais que nous avions en commun avec d’autres pays du Maghreb cette nappe d’eau appelée SASS : système aquifère du Sahara septentrional. Cet aquifère que partage l’Algérie, la Tunisie et la Libye, s’étend sur un million de km2 et comprend deux nappes immenses, le Continental Intercalaire et le Complexe Terminal. Je savais par ailleurs que l’exploitation de l’eau par les forages réalisés jusque là avait été tellement importante parce qu’anarchique qu’elle avait engendré la disparition de l’Artésianisme, provoquant par la même le tarissement des exutoires.

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