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Après avoir jeté l’éponge en Pologne et au Danemark, le pétrolier vient d’obtenir outre-Manche cinq licences d’exploration supplémentaires, grâce au soutien du gouvernement à ces hydrocarbures.⇒⇒⇒⇒

 

Les autorités britanniques ont retenu mardi 18 août les entreprises sélectionnées pour 27 nouveaux permis d’exploration d’hydrocarbures conventionnels et de schiste, pour la première fois depuis sept ans concernant cette source d’énergie controversée mais soutenue par le gouvernement Cameron. ⇒⇒⇒⇒

Le gouvernement britannique a confié jeudi au ministre des Communautés et du gouvernement local le pouvoir d’approuver directement les permis d’exploitation du gaz de schiste, retirant cette prérogative à des responsables locaux parfois hostiles à cette source d’énergie.⇒⇒⇒⇒

Les autorités du comté du Lancashire, dans le nord-ouest de l’Angleterre, ont rejeté lundi une demande de permis pour un projet d’exploration de gaz de schiste, dont le développement de la production est pourtant l’une des priorités du gouvernement Cameron.⇒⇒⇒⇒

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Au Royaume-Uni comme ailleurs, le gaz de schiste fait l’objet de chaudes controverses. D’un côté, le gouvernement de David Cameron s’est lancé dans une campagne débridée de promotion de cette source d’énergie, en alliance étroite avec l’industrie pétrolière et gazière, y compris les majors européennes comme Total et GDF Suez. De l’autre, des milliers de Britanniques se mobilisent localement et nationalement pour bouter hors de leur pays la fracturation hydraulique. Si les perspectives concrètes d’exploitation des gaz de schiste britanniques restent très incertaines, le véritable enjeu – à l’échelle de l’Europe entière – apparaît comme celui du choix entre, d’un côté, une fuite en avant technologique dans des énergies fossiles de plus en plus coûteuses et risquées, et, de l’autre, une véritable transition énergétique.

En juillet 2014, le Royaume-Uni a lancé un appel d’offres pour des permis d’extraction pétroliers et gaziers onshore. L’événement était très attendu des firmes privées impliquées dans le secteur du gaz de schiste, dans la mesure où il s’agissait avant tout de leur donner à nouveau la possibilité de pratiquer la fracturation hydraulique. Cet appel d’offres avait en effet été repoussé de plusieurs années suite à deux mini-séismes provoqués en 2011 dans le Nord de l’Angleterre par un forage réalisé par l’entreprise Cuadrilla. Cet incident avait suscité de nombreuses inquiétudes et contraint le gouvernement britannique à joindre les rangs de la France, la Bulgarie et des nombreux autres pays ou territoires ayant imposé un moratoire sur la fracturation hydraulique. Le moratoire britannique a néanmoins été levé 18 mois plus tard.

Contrairement à la plupart des autres pays européens, où les perspectives de développement des gaz de schiste sont traitées avec une extrême prudence, le gouvernement britannique continue à afficher un soutien sans faille à cette industrie. Il a même investi 2,5 millions de livres sterling pour créer un « Bureau de pétrole et du gaz non conventionnel » (Office of Unconventional Oil and Gas, OUGO) destiné à soutenir le développement du secteur. Les études géologiques laissant présager qu’au moins deux régions du Royaume-Uni abritent des quantités significatives de gaz de schiste, les conditions semblaient enfin réunies, en cet été 2014, pour que l’industrie prenne enfin son envol.

Lire la suite sur http://multinationales.org/Le-Royaume-Uni-nouveau-front-dans

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L’article : Fracking. Offshore? Of course http://www.abo.net/oilportal/topic/view.do?contentId=2241968

Extraits de l’article :

La fracturation hydraulique Offshore est loin d’être nouvelle et l’American Petroleum Institute (API) souligne qu’elle a été en usage commercial depuis le début des années 1990. Cependant ,elle reste très limitée par rapport à l’industrie de la fracturation hydraulique terrestre en plein essor, elle représente seulement environ 5 pour cent du marché de la fracturation hydraulique dans son ensemble. Elle a été principalement utilisée jusqu’à maintenant pour accroître la productivité des champs de pétrole et de gaz offshore existants en fournissant des améliorations dans la fiabilité et la récupération du pétrole et du gaz. Comme l’API l’explique dans un document d’information sur la fracturation hydraulique en mer, le concept est similaire à celui utilisé pour développer le gaz de schiste non conventionnel .(…)

(…) La fracturation Offshore a eu lieu pendant un certain temps dans le golfe du Mexique, le canal de Santa Barbara, au Brésil, dans le golfe Persique, en Afrique de l’Ouest et dans la mer du Nord. Il a fallu l’appui de ce qu’on appelle les navires de stimulation exploités par des sociétés leaders de services pétroliers tels que Halliburton, Schlumberger et Baker Hughes. L’an dernier Schlumberger a annoncé le lancement de cinq nouveaux navires de stimulation pour le travail dans le golfe en eau profonde, dans l’océan Indien et la mer du Nord. Cela se reflète également dans les efforts croissants de grandes compagnies pétrolières pour maximiser le retour investissements par le biais de technologies améliorées de récupération du pétrole.(…)

Peut-être l’un des exemples les plus frappants de la façon dont la technologie de fracturation hydraulique peut considérablement relancer la baisse de rendement de réservoirs sous-marins est la vaste campagne de fracturation hydraulique qu’Eni a réalisé entre Avril et Juin 2007 sur le réservoir Kitina 3 au large de la côte du Congo. Eni a opté pour la technologie de la fracturation hydraulique en plusieurs étapes , ce qui a produit des résultats étonnants avec une augmentation de 230 pour cent de la production du gisement  .(…)

(suite…)

Lancs-Solidarity-Day

Le dimanche, 10 août 2014, les résidents locaux appellent à une journée de solidarité avec les communautés du Lancashire menacées par les sites d’exploration de gaz de schiste. A partir 12 heures, la population du Lancashire (et peut-être de plus loin?) convergera vers le camp sur le site de Preston New Road près de Little Plumpton (voir ci-dessous pour les instructions) pour exprimer leur résistance à l’industrie de la fracturation hydraulique.. Le jeudi (7), le jour même où un nombre record de 14 000 objections ont été présentées au Conseil du comté de Lancashire dans le cadre de la consultation publique, les résidents locaux ont installé un camp sur le terrain où la société Cuadrilla Resources veut construire une aire de fracturation.

La menace pour Lancashire (Et nous tous)

Les populations dans le Lancashire sont menacés aujourd’hui, mais cette menace pourrait se propager rapidement à travers le pays si elle n’est pas arrêtée (60 pour cent du Royaume-Uni est à vendre aux entreprises de fracturation maintenant!). Cuadrilla veut construire 2 blocs multi-puits de fracturation sur la péninsule de Fylde (le premier à Preston New Road et la deuxième à Roseacre bois) près de Blackpool pour tester l’extraction du gaz de schiste. Chaque site aura 4 puits horizontaux fracturés, en 30/45 étapes sur une longueur e1,25 mile.

Cuadrilla envisage l’utilisation de 5,9 à 8,9 millions de gallons d’eau pour la fracture hydraulique de chaque puits et au total chaque site produirait jusqu’à 13,3 millions de litres de déchets toxiques / radioactifs qui seraient déversés dans un endroit non précisé. Les plans de Cuadrilla exigent plus de 20.000 mouvements de véhicules au cours de la vie du site, avec un pic de 100 mouvements de véhicules par jour. Imaginez ces chiffres multipliés par les milliers de puits nécessaires à l’exploitation commerciale.

Jusqu’à présent, un nombre record de 14 000 objections à ces projets d’exploration ont été déposées lors de la consultation publique qui est toujours en cours. Ce qui n’ a pas empêché l’envoi de personnel et d’équipement par Cuadrilla pour occuper les deux sites d’exploration. Les résidents locaux ont réagi en occupant les terres qui feraient partie de la route d’accès au site prévu de Preston New Road.

https://www.facebook.com/events/1465328830398486/

http://frack-off.org.uk/event/lancashire-solidarity-day/