Articles Tagués ‘Delphine Batho’

Paris – Tourner la page de la production d’hydrocarbures en France: le projet de loi « Hulot », qui arrive mardi à l’Assemblée, est « un signal fort » pour le gouvernement, mais laisse certains défenseurs de l’environnement un peu sur leur faim et inquiète le secteur.⇒⇒⇒⇒

#BastaGaz  #BastaGazAles

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Le président de la République a plaidé pour que des entreprises françaises s’impliquent dans l’exploitation des sables bitumineux au Canada, considéré par les associations comme un désastre environnemental.

Fallait-il aller en Alberta ? La visite de François Hollande dans cette région du Canada fait couler beaucoup d’encre et a encore avivé la défiance d’une partie de sa majorité. Le président français s’est ainsi intéressé à l’industrie pétrolière de cette province qui a développé l’exploration de pétrole dans les sables bitumineux. Il a souhaité que l’industrie française s’intéresse à ce secteur.
« Je souhaite que la France puisse continuer à mettre en valeur les immenses richesses du Nord-Ouest canadien, que ce soit dans les techniques d’exploitation, de transformation, d’acheminement des hydrocarbures, ou que ce soit dans la construction d’infrastructures », a-t-il ainsi déclaré.

Les écologistes français montent au front

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Emission « Service public » – France Inter – Lundi 27 octobre 2014

Reportage de Raphaëlle Mantoux

Dans le département de l’Essonne, en 2011, la société canadienne Vermilion rachète quatre puits de pétrole conventionnels en fin d’exploitation pour 85 millions d’euros à Total. Depuis cette date, chaque jour, Philippe Pascot erre autour des puits. Son regard est inquiet parce qu’il sait que ces puits peuvent extraire du gaz de schiste. Il regarde les allées et venues des camions, mesure les tuyaux et note les plaques d’immatriculation. Raphaëlle Mantoux a suivi ce citoyen militant devant l’un de ces puits à Plessis-Paté…

Invités pour le débat :

Thomas Porcher: Economiste, professeur à l’Ecole Supérieure de Gestion de Paris, Patrice Geoffron : Professeur d’économie qui dirige le CGEMP de l’université de Paris Dauphine, Delphine Batho : Député PS des Deux-Sèvres. Ancienne ministre de l’écologie, Julien Aubert : Député UMP de Vaucluse

A réécouter sur http://www.franceinter.fr/emission-service-public-ca-schiste-dans-le-sol-les-gaz-de-schiste-sont-ils-une-solution

Delphine Batho ne cède pas. Dans un solide documentaire, sur France 5, l’ex-ministre de l’Ecologie met en garde contre les lobbies industriels et leur spéculation.

Le vent est-il en train de tourner sur l’interdiction d’exploiter le gaz de schiste en France ? Dans le documentaire de Michel Tédoldi, Gaz de schiste : les lobbies contre-attaquent, la députée PS Delphine Batho, ancienne ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie (1), témoigne du harcèlement des lobbies industriels pour faire bouger la position française.

Les pro-gaz de schiste invoquent aujourd’hui la possibilité d’une fracturation « écologique ». Qu’en pensez-vous ?

C’est bidon. L’industrie du tabac a utilisé la même stratégie avec la cigarette « light ». Les scientifiques ont mis dix ans à prouver qu’elle avait le même effet cancérigène que la cigarette normale. Aujourd’hui, les industriels nous vendent une fracturation « light », mais ça reste de la fracturation hydrau­lique ! Pour obtenir un peu de gaz, des milliers de forages sont nécessaires, ce qui démultiplie l’impact environnemental. Rappelons que la loi de 2011, qui interdit la fracturation ­hydraulique, et qui a depuis été confirmée par le Conseil constitutionnel, repose sur des connaissances scientifiques. On sait que cette technique provoque des dégâts irréversibles.

La loi de 2011 a été votée sous Nicolas Sarkozy. Celui-ci vient de se déclarer favorable à l’exploitation des gaz de schiste. Ce revirement vous surprend ?

A-t-il changé d’avis ? Il faut se souvenir que c’est sous sa présidence que Jean-Louis Borloo a délivré des permis d’extraction. Et que c’est une mobilisation citoyenne sans précédent qui a enrayé la machine et imposé la loi de 2011.

Peu après votre éviction du gouvernement, en juillet 2013, vous affirmiez que le gaz de schiste et le nucléaire étaient les cibles principales des lobbies. Vous le pensez toujours ?

Ces deux sujets confrontent la démocratie et un certain conservatisme industriel. L’offensive sur le gaz de schiste est liée à la situation américaine : les Etats-Unis sont en surproduction, le prix du gaz y est très bas. C’est un avantage économique pour certains secteurs industriels, mais un inconvénient pour les compagnies ­pétrolières qui ne rentabilisent pas leurs investissements, et veulent à tout prix exporter leur technologie en ­Europe, quitte à surévaluer les ressources qui s’y trouvent. Total et ExxonMobil viennent d’ailleurs de se désengager de Pologne. L’eldorado qu’on nous fait miroiter est un mirage.

Lire la suite http://television.telerama.fr/television/pression-sur-le-gaz-de-schiste,117728.php

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Delphine Batho, ancienne ministre de l’Ecologie, limogée sous la pression des lobbies, suit attentivement, comme députée, le débat sur la loi de transition énergétique. Elle la juge sévèrement, s’inquiètant de la faiblesse des moyens engagés, du renoncement de l’Etat à pouvoir fermer les centrales, de la privatisation des barrages et d’EDF.

Reporterre : Vous avez mis en cause la « crédibilité » de la loi de transition énergétique qui est débattue actuellement à l’Assemblée nationale. Qu’est-ce qui ne va pas dans ce texte ?

Delphine Batho : Ce n’est plus la loi de programmation qui était initialement annoncée. Une loi de programmation doit programmer des moyens, dans le temps et sur plusieurs années – on peut prendre l’exemple de la loi de programmation militaire.

Or là, en même temps que le débat au Parlement sur la loi de transition énergétique, on présente un projet de loi de finances qui, pour la deuxième année consécutive, fait subir au budget de l’Ecologie l’une des plus fortes baisses des crédits budgétaires de l’Etat, avec une diminution de 5,8 %…

Cela empêchera-t-il d’atteindre les objectifs affichés dans la loi de transition énergétique ?

Cette loi est dans la continuité du Grenelle. Mais ce n’est ni le basculement, ni le changement d’air que l’on pouvait espérer. Cette loi n’est ni pire ni meilleure que les précédentes. Et il y a en effet cette question concrète des moyens consacrés à cette politique.
Pour réussir la transition énergétique, le débat national avait montré qu’il fallait investir 14 milliards d’euros par an. Là, on est très loin de cet ordre de grandeur. Pour réussir la transition énergétique, il faut qu’elle soit un élément central de la politique économique et budgétaire du pays. Ce qui n’est pas le cas.

Lire la suite http://www.reporterre.net/spip.php?article6410

10.10.14. – Le livre de l’ancienne ministre de l’Écologie est une charge féroce contre François Hollande et sa politique énergétique, abandonnée aux intérêts privés.

La machine à signer

(…) Un jour, un préfet très expérimenté, qui a été directeur de cabinet d’un ministre de premier plan, me demande : « Il paraît que vous signez vous-même ? » Il me dit cela d’un air à la fois curieux et amusé, comme s’il tenait là la preuve d’une étrangeté. Les Français ne savent pas qu’il y a dans les ministères des machines à signer qui peuvent remplacer les ministres et imiter parfaitement leur signature. Ainsi, les directeurs de cabinet prennent les décisions et les machines signent décrets, arrêtés, circulaires, réponses aux questions des parlementaires…

Plusieurs fois, les parapheurs comprenant les actes entérinant les prolongations et les mutations des permis dits de Château-Thierry, de Mairy et quelques autres m’ont été transmises. Chaque fois, certaines questions techniques précises restaient sans réponse, et je ne signais pas.

Le dernier épisode s’est déroulé le lundi 3 juin 2013. Je suis avec trois membres de mon cabinet en réunion dans mon bureau sur les permis miniers. Je veux repasser au peigne fin la situation puisque depuis plusieurs semaines une partie de mon équipe veut que je signe ces fameux parapheurs. De nouveau, j’épluche scrupuleusement chaque dossier. Les documents sont assez sommaires. Je pose des questions. Les informations sur les couches géologiques visées laissent à penser qu’il y a anguille sous roche. Surtout, la décision de Hess Oil d’attaquer devant la justice la décision de l’État d’interdire les forages horizontaux est surprenante. Je ne veux pas signer des permis d’exploration pour du gaz de schiste à mon insu.

« Vous devriez signer, Madame, me dit ma directrice de cabinet adjointe.
– Et pourquoi donc ? Je n’ai pas de garantie, lui répondis-je.
– Je crois que vous êtes obligée de signer, Madame, vous n’avez pas le choix, me conseille-t-elle.

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Merci à Télé Sud Est et à Thierry Le Roy pour cette interview.

Sébastien Espagne du Collectif Basta Gaz Alès nous parle des différentes actualités Gaz de schiste et notamment précise que voilà plus de 5 mois que le permis d’exploration et de recherche d’hydrocarbure Plaine d’Alès a expiré arrivant au terme d’une durée de 4 années, voilà plus de 7 mois que la société Diamoco a fait sa demande de prolongation de ce dernier et malgré les démarches de Basta!Gaz Alès et d’élus, qui restent sans nouvelles de l’État concernant l’avenir du permis Plaine d’Alès.

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