Articles Tagués ‘énergies fossiles’

Les 37 plus grandes banques internationales en 2016 ont réduit leurs financements directs aux énergies fossiles de 22% par rapport à 2015. Si ce premier pas est à saluer, des efforts reste à faire dans le choix des entreprises qu’elles soutiennent.⇒⇒⇒⇒

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En vert, les investissements dans les énergies fossiles devenant mécaniquement « inutiles » sur la période 2015-2025, dans le cadre d’une limitation du réchauffement global à +2°C. En noir, les émissions de CO2 évitées à l’horizon 2035. Doc CT

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Le rejet du projet d’oléoduc Keystone XL annoncé vendredi par le président américain, Barack Obama, marque un tournant dans une saga qui dure depuis sept ans et force pour l’instant le Canada à trouver d’autres moyens pour exporter son pétrole. ⇒⇒⇒⇒

 

Le 26e Congrès mondial de l’industrie gazière mondiale vient de se tenir à Paris. L’occasion pour les grandes majors des hydrocarbures comme Total, Engie (GDF Suez) Chevron, ExxonMobil ou Shell de mettre en avant leur vision de la lutte contre le changement climatique et de la transition énergétique : développer le gaz, présenté comme la « moins sale » des énergies fossiles. Sauf que le gaz reste bien une énergie sale, particulièrement lorsqu’il s’agit de gaz non conventionnel, et que son développement ne peut que se faire au détriment des énergies renouvelables et d’une véritable transition énergétique.

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Les 20 prochaines années seront « cruciales » pour réorienter les investissements vers une économie « à basses émissions de carbone » et éviter un réchauffement de plusieurs degrés par rapport à l’ère pré-industrielle, a prévenu jeudi à Paris l’économiste britannique Nicholas Stern. « Les 20 prochaines années vont être une période très spéciale, une période cruciale » dans la lutte contre le réchauffement climatique, a plaidé l’auteur du rapport-choc paru en 2006 (« Stern review on the economics of climate change ») sur le coût de l’inaction contre le réchauffement.
« Si nous réalisons les bons investissements, dans les domaines de la planification urbaine, des systèmes énergétiques et de l’utilisation des forêts, nous nous mettrons sur la bonne route », a déclaré le professeur à la London School of Economics et président de la British Academy of Science, lors d’une rencontre avec la presse.

(…) « Le coût des énergies renouvelables a radicalement baissé au cours des dernières années et cela change tout » dans la lutte contre le réchauffement, qui nécessite de se détourner des énergies fossiles et notamment du charbon, la plus polluante.
Au cours des dernières années, « les conséquences sanitaires causées par les émissions de CO2 ont émergé de manière beaucoup plus forte », a aussi souligné Nicholas Stern, ce qui conduit des pays comme la Chine à être beaucoup plus déterminés à agir.

En savoir plus http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/afp-00614647-climat-les-20-prochaines-annees-cruciales-nicholas-stern-1061805.php?xtor=RSS41

Dans un billet de blogue publié sur le Huffington Post Québec ce jeudi 30 octobre, Youri Chassin, économiste à l’Institut économique de Montréal, écrit que « (…) plusieurs groupes écologistes s’opposent aux pipelines d’Enbridge et de TransCanada » [mon italique]. Or, pour y avoir été, j’ai constaté de visu que les manifestations qui ont eu lieu à Cacouna et à Sorel-Tracy ne sont pas que le fruit des écologistes, loin de là. C’est bien sûr une chance que ces groupes, tout comme les Premières nations qui revendiquent leurs droits sur le territoire, soient là. Ils parviennent à nous sortir de notre sommeil collectif. Toutefois, les vives préoccupations environnementales qui s’expriment à l’heure actuelle au Québec sont d’abord celles des citoyennes et des citoyens.

Comme on a pu le constater au cours des récentes années, ces préoccupations légitimes sont partagées par plusieurs citoyens, notamment, de la Colombie-Britannique, du Nouveau-Brunswick et des États-Unis qui sont soucieux des risques que présentent l’exploitation et le transport, sur leur territoire, des ressources naturelles et des conséquences environnementales avec lesquelles ils pourraient éventuellement vivre au quotidien. N’oublions pas non plus que les groupes écologistes et les Premières nations sont composés de citoyens et ne constituent pas des abstractions. Réduire ainsi les récentes manifestations et préoccupations aux seuls écologistes, comme certains médias le font, me semble démagogique et laisse entrevoir une tentative pernicieuse de réduire et marginaliser ce mouvement populaire.

Lire la suite http://quebec.huffingtonpost.ca/david-robitaille/cacouna-ristigouche-sorel-tracy-combat-citoyen_b_6077346.html

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Photo: La Presse canadienne Darryl Dyck

Alors que le Canada continue à miser sur l’exploitation de ses immenses réserves de pétroles et de sables bitumineux, un rapport montre que l’opposition du public a coûté 14 milliards € aux industriels. Un signe de plus de la résistance croissante à la plus polluante des énergies fossiles.

Les campagnes anti-sables bitumineux, efficaces

Alors que le président français fait une halte dans l’Alberta, on apprend que les campagnes et protestations du public ont causé une chute de chiffre d’affaires très importante aux industriels. A en croire l’étude récente de l’Institute for Energy Economics and Financial Analysis (IEEFA) (1), elles leur ont coûté 14 milliards d’euros de CA en moins.
11 milliards de plus ont été perdus à cause de goulets d’étranglement dans les transports du pétrole et du fait de l’afflux de quantités de pétrole de schiste de basse qualité, comme l’explique le Material Risks report,qui tente d’évaluer l’impact des manifestations écologistes sur les industriels de l’énergie.

Lire la suite http://www.consoglobe.com/sables-bitumineux-resistance-cg

Public opposition has cost tar sands industry $17bn, says report http://www.theguardian.com/environment/2014/nov/03/protests-tar-sands-industry-17bn-report

Télécharger le rapport : http://priceofoil.org/content/uploads/2014/10/IEEFA.OCI_.Material-Risks-FINweb2-1.pdf