Articles Tagués ‘Fabrice Verdier’

Les questions des députés se multiplient à l’Assemblée Nationale, les réponses de Ségolène Royal aussi, réaffirmant une fois de plus que c’est juré les énergies fossiles on n’en veut plus.

Après la députée écologiste Michèle Bonneton la semaine dernière (voir notre article ici), c’est au tour de Pascal Terrasse de s’y coller cette semaine :

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Tribune. Sabine Buis* et Fabrice Verdier sont tous deux députés socialistes engagés contre les projets d’exploration et d’exploitation de gaz et huile de schiste et concernés par la décision rendue fin janvier par le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise relative à l’abrogation de l’annulation du permis de Montélimar. 
Ce dimanche 28 février, à Barjac, des personnes de tout horizon se réuniront une nouvelle fois pour dire définitivement non au pétrole et gaz de schiste avec pour slogan : « Ni ici, ni ailleurs. Ni aujourd’hui, ni demain. » L’ambiance sera la même : engagée, déterminée, positive et constructive.
Inutile de chercher un stéréotype, il n’existe pas. Tomber dans la caricature serait une erreur. Dimanche, « l’individu lambda » sera à Barjac. Cette mobilisation qui a pris naissance en 2010 suite à la délivrance en catimini des permis d’exploration de gaz de schiste, parmi lesquels celui de Montélimar, de Villeneuve de Berg ou bien encore de la plaine ou du bassin d’Alès, est exemplaire.
Exemplaire dans son fonctionnement, exemplaire dans son expertise, exemplaire dans sa démarche, exemplaire dans son efficacité. 

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A l’occasion de la séance du Conseil Municipal du 6 Février 2016, le conseiller municipal Fabre-Poujol a proposé un vœu relatif au PROJET DE RECHERCHE DES GAZ DE SCHISTE. Le vœu a été adopté à la majorité (évidemment les élus de gauche et écologistes, mais aussi les élus de droite, seule l’extrême droite FN s’y est opposée)

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Après plusieurs semaines de silence et de mutisme, la Ministre de l’Écologie Ségolène Royal a bien voulu répondre à une lettre que le Député du Gard Fabrice Verdier lui avait adressé le 11 juin 2014 concernant la situation du permis « Plaine d’Alès », pour lequel une demande de prolongation exceptionnelle avait été déposée par Diamoco Energy et Bridgeoil.

Par contre, notre courrier du 4 juin 2014, où nous attirions son attention sur les aspects juridiques de cette prolongation et où nous lui demandions de refuser celle-ci, est toujours resté sans réponse.

Dans son courrier du 30 septembre 2014 adressé au Député, la Ministre ne répond pas aux interrogations portant sur la non-validité de la mutation du permis au profit de Diamoco Energy qui n’est pas propriétaire du permis.

Elle esquive le fait que ce permis a été délivré sans aucune consultation de la population et des élus locaux. Elle n’évoque à aucun moment la contradiction d’exploiter des hydrocarbures sur un territoire qui a investi dans des politiques de préservation de la ressource en eau et axé son développement économique sur le tourisme et l’agriculture.
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Voici la réponse de la Ministre via le député du Gard Fabrice Verdier. Elle ne nous apprend rien de nouveau ! Et elle nous dit en substance : « Ne vous inquiétez pas, je m’occupe de tous ! » d’autres comprendront « Circulez, tout va bien, y’a rien à voir ! » (suite…)

COMMUNIQUE DE PRESSE

Permis Plaine d’Alès, un aveu silencieux…

Il y a quelques mois, la compagnie Diamoco Energy déposait une demande de prolongation du permis exclusif de recherches d’hydrocarbures « Plaine d’Alès », arrivé à expiration le 2 avril 2014. Celui-ci avait été délivré à l’origine à la société Bridgeoil, par arrêté du 1er mars 2010, pour une période de validité de quatre ans et publié au Journal Officiel, le 2 avril 2010.

En octobre 2010, Bridgeoil, demandait auprès du Ministre de l’Écologie du Développement Durable et de l’Énergie, le transfert du permis à la société Diamoco Energy par une procédure de mutation de ce dernier.

Or cette mutation n’est pas, à ce jour, effective (non publiée au Journal Officiel). Alors pourquoi la société Diamoco Energy demande-t-elle cette prolongation alors qu’elle n’est pas titulaire de ce permis.

Depuis cette demande de prolongation, le collectif Basta!Gaz Alès a sollicité la Préfecture du Gard pour obtenir des informations sur les aspects juridiques de cette mutation et la validité de cette demande.

En Juin, nous avons demandé, par courrier, à la Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie de rejeter explicitement cette demande de prolongation mettant un terme définitif à l’existence de ce permis.

En Juillet, le collectif a interpellé, par lettre, le président du Conseil Général du Gard à la fois pour l’informer de la situation et pour lui demander d’intervenir auprès de la ministre pour qu’il soutienne notre demande.

Les députés Fabrice Verdier et Christophe Cavard ont parallèlement demandé, au cours de l’été, auprès de la Ministre, que cette prolongation soit rejetée.

En Août, la conseillère générale, Geneviève Blanc, a également interpellé le Préfet pour avoir des précisions sur la nature de cette prolongation.

La seule réponse obtenue à toutes ces démarches est …

…un silence méprisant de l’État et du Conseil Général.

A l’heure où le projet de loi sur la transition énergétique devrait impulser un nouveau modèle énergétique, par son silence, la Ministre laisse développer une filière énergétique du passé n’apportant aucune réponse à l’urgence de la question climatique. De plus, il est avéré que cette filière des hydrocarbures non conventionnels provoque de graves problèmes environnementaux et sanitaires.

Le collectif Basta!Gaz Alès insiste sur l’urgence de poser des actes de la part de la Ministre vis à vis cette demande de prolongation du permis «Plaine d’Alès» en cohérence avec une transition énergétique ambitieuse.

Collectif BASTA!GAZ Alès

Communiqué de presse : 20140911CommuPressPlainedAles

Vous l’avez appris, EDF va acheter du gaz de schiste américain. Annonce qui n’a pas manqué de faire réagir un grand nombre de citoyens et personnalités du monde politique pour contester cette décision. Fabrice Verdier, député PS de la 4éme circonscription du Gard et président du groupe d’étude Gaz de schiste de l’assemblée nationale essaye de justifier cette décision.

Fabrice Verdier

Propos recueillis sur France info à 12h43 : http://www.franceinfo.fr/player/reecouter/journal

Fabrice Verdier : « Le gaz naturel n’est pas interdit en France, cela ne me parait pas inconcevable qu’EDF puisse acheter du gaz dés lors qu’il trouve un intérêt concurrentiel par rapport à d’autres fournisseurs. »

La journaliste :  » Y’a pas une contradiction idéologique, politique entre le fait d’interdire la fracturation hydraulique et d’autoriser l’import de gaz issu de cette technique là. »

FV : « Mais l’import, il n’a jamais été interdit puisqu’on s’approvisionne régulièrement en gaz naturel auprès de la Russie, de l’Algérie, notamment, et que le gaz de schiste, ce qui pose problème, c’est pas le gaz proprement dit, parce que le gaz de schiste devient du gaz naturel, ce qui pose problème en France avec le gaz de schiste c’est les techniques d’extraction, les conséquence que cela aurait sur notre environnement. »

La journaliste : »Mais justement les écologistes disent que ce n’est pas cohérent d’interdire chez nous la technique d’exploitation et à coté, d’aller acheter chez les voisins qui utilisent ce même procédé. »

FV : »Si EDF, en l’achetant aux États Unis le trouve moins cher qu’en Russie, moi, franchement, ce jeu de la concurrence ne me gène pas, ça impactera favorablement d’ailleurs les entreprises et nos concitoyens. Mais je vois pas au nom de quoi on pourrait interdire l’achat d’une énergie qui est aujourd’hui autorisé en France parce qu’elle serait produite aux États Unis dans des conditions qui ne nous satisfont pas. Soyons pas vertueux pour les américains, je pense qu’ils sont en train de détruire leur environnement. Soyons un peu cynique, si on peut leur acheter une énergie peu chère parce que justement ils ne sont pas sensibles à leur environnement, tant pis pour eux. »

La journaliste : »Ce que vous me dites, c’est défendons l’environnement français après ce que font les américains sur leur propre sol, on s’en fiche ! »

FV : » A la rigueur, c’est pas qu’on s’en fiche, c’est qu’ils nous ont jamais demandé la permission de quoique ce soit et que si ils font le choix du court terme et donc pour des raisons purement financière de saccager leur territoire, de saccager leur agriculture, de sacrifier leur tourisme, libre à eux ! Donc je crois qu’il faut rester sur la ligne qu’on s’est fixé, interdiction des gaz de schiste, transition énergétique et à terme, en 2030, on pourra prouver qu’on a eu raison. »

Une réaction du collectif sera diffusée ce soir sur France Bleu Gard Lozère.