Articles Tagués ‘gaz’

par Michel Rodes, secrétaire de la Sépanso Aquitaine, la fédération régionale des associations de protection de la nature de la région Aquitaine.

lacq

Pendant plus d’un demi-siècle, les habitants de Lacq, dans le Béarn, ont été intoxiqués par l’exploitation des champs gaziers voisins. Une étude sanitaire a prouvé la surmortalité ainsi provoquée, explique l’auteur de cette tribune, mais les autorités refusent de poursuivre les recherches épidémiologiques.

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Au lendemain de la visite officiel du président français en Argentine, Total, déjà présent dans le pays dans la zone naturelle protégée de Auca Mahuida, annonce la mise en production du champ gazier offshore. Y’a-t-il un lien entre les deux actualités ?

Total nique ta mere

Total lance la production d’un gisement gazier au large de l’Argentine

Paris – Le géant pétrolier français Total a annoncé jeudi la mise en production d’un des plus grands gisements gaziers situés au large de l’Argentine, celui de Vega Pléyade, en Terre de Feu, à l’extrême sud du continent américain.
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Que se passera-il si nous continuons à brûler nos réserves d’énergie fossile – charbon, pétrole, gaz, ainsi que sables bitumineux, gaz et pétroles de schiste – jusqu’à leur épuisement ? Une étude de chercheurs allemands, anglais et américains, publiée le 11 septembre dans la revue Science Advances, tente d’y répondre. ⇒⇒⇒⇒

 

Depuis les années 1960, le Nigeria est l’un des principaux terrains d’action des multinationales pétrolières occidentales. Leurs activités y ont entraîné un désastre environnemental de grande ampleur, qui laisse les communautés locales de plus en plus dépourvues de moyens de subsistance, ainsi qu’une explosion de violences. Les opérations de Total dans le territoire du peuple Egi ne semblent pas déroger à la règle. Si le géant français vante ses relations « cordiales » avec les populations environnantes, les témoignages recueillis sur le terrain racontent une tout autre histoire.

arton386

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Le premier ministre Brian Gallant est revenu sur les paroles de son ministre de l’Énergie et des Mines, Donald Arsenault, mercredi matin, sur la possibilité d’un moratoire régional du gaz naturel au Nouveau-Brunswick.

Brian Gallant réitère que le moratoire sur la fracturation hydraulique sera imposé partout dans la province. Même si son gouvernement avait promis l’imposition d’un moratoire sur la fracturation hydraulique en campagne électorale, le ministre Arsenault avait laissé entendre dans une entrevue au Telegraph Journal qu’il était préoccupé par les conséquences qu’un moratoire pourrait avoir sur les activités de la mine de potasse Potash Corp.

L’entreprise utilise deux millions de pieds cubes de gaz par année pour faire sécher sa matière première en faisant appel à la fracturation hydraulique. Donald Arsenault avait ainsi parlé d’un moratoire régional.
Ce gaz naturel provient en bonne partie d’une trentaine de puits de fracturation hydraulique exploités par l’entreprise Corridor Resources dans la région de Penobsquis.

Lire la suite http://m.radio-canada.ca/regions/atlantique/2014/10/29/004-fracturation-hydrolique-brian-gallant-province-nouveau-brunswick.shtml

Un article scientifique évalué par les pairs et publié par la revue « Nature », relate une étude attestant qu’une utilisation accrue du gaz naturel ne ralentirait pas la croissance des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050 et qu’il n’est pas «nécessairement un substitut efficace à la politique d’atténuation du changement climatique« .

L’ augmentation de l’ approvisionnement mondiale en gaz avec l’apport de la production du gaz de schiste ne ferait pas une différence pour le climat.

«Le déploiement mondial de technologies de pointe pour produire le gaz naturel pourrait doubler ou tripler la production mondiale de gaz naturel en 2050, mais les émissions de gaz à effet de serre vont continuer à croître en l’absence de politiques climatiques qui favorisent les sources d’énergie à faible carbone. » a déclaré Haewon McJeon, auteur principal de l’étude et économiste au Pacific Northwest National Laboratory du Département de l’énergie (PNNL).

McJeon a ajouté, que si le « gaz abondant peut avoir beaucoup d’avantages , croissance économique, sécurité énergétique et ainsi de suite , il y a eu un certain espoir que le ralentissement du changement climatique pourrait également être l’un de ses avantages, mais qui se révèle ne pas être le cas. « 

Même si la consommation de gaz naturel augmente jusqu’à 170 pour cent au milieu du siècle, selon l’étude, il y aurait seulement un léger changement dans la trajectoire actuelle des émissions de dioxyde de carbone, soit une réduction de 2 pour cent ou un accroissement de 11 pour cent.

L’article de la Revue « Nature »:  Limited impact on decadal-scale climate change from increased use of natural gas http://www.nature.com/nature/journal/v514/n7523/full/nature13837.html

Autre article en anglais évoquant cette étude : This New Study Explains Why Fracking Won’t Solve Climate Change http://m.motherjones.com/environment/2014/10/study-fracking-natural-gas-climate-change

Selon son étude publiée par Ecofys, intitulée « Accroître l’indépendance énergétique de l’Union Européenne », une moindre consommation de gaz permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre au prix d’efforts considérables en matière d’efficacité énergétique.

(…) « Cette étude montre que l’UE peut couper ses importations en gaz naturel de moitié sans avoir à faire répercuter le coût sur les consommateurs » affirme Jennifer Morgan, directrice du programme énergie et climat au sein du WRI.
« C’est une approche gagnant-gagnant pour l’UE qui permettrait d’augmenter sa sécurité énergétique et renforcer son action sur le climat » poursuit-elle.(…)

(…) Au sujet du gaz de schiste, l’étude souligne qu’ il y a peu de chances que l’UE augmente sa production de gaz, même avec l’essor du gaz de schiste. Certains États membres, notamment la Pologne, mènent actuellement des études exploratoires en vue d’exploiter le gaz de schiste.

Mais l’étude indique que des facteurs tels que les coûts liés à production, l’impact sur l’environnement, la taille des réserves et le développement technologique inadapté pourraient empêcher l’UE d’avoir une production conséquente en gaz de schiste avant 2030.(…)

Ecofys fait partie du réseau Open Climate,  une organisation qui regroupe des instituts de recherche indépendants et des groupes issus de la société civile. L’Institut des ressources mondiales (WRI) est son secrétariat.

En savoir plus http://www.euractiv.fr/sections/energie/lue-pourrait-diviser-sa-consommation-de-gaz-par-deux-dici-2030-309334

Télécharger l’étude : http://www.ecofys.com/files/files/ecofys-ocn-2014-increasing-the-eu-s-energy-independence.pdf