Articles Tagués ‘Gazprom’

New York (AFP) – L’essor continu du gaz de schiste américain va faire des Etats-Unis un exportateur net de gaz, poussant les compagnies américaines à partir à l’assaut de nouveaux marchés et à venir concurrencer la Russie dans son pré carré européen.

Les sanctions promulguées cette semaine par le président américain Donald Trump contre la Russie pourraient affecter le secteur de l’énergie, jusqu’ici laissé à l’écart des rétorsions commerciales appliquées après la crise ukrainienne.

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Total est l’une des seules majors pétrolières à avoir déclaré qu’elle n’exploiterait jamais de pétrole offshore dans l’Arctique, en raison des risques environnementaux. Mais ces beaux discours cachent une réalité tout autre : Total est le principal client du pétrole arctique russe, qui arrive notamment dans sa raffinerie du Havre. ⇒⇒⇒⇒

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Helsinki – L’Etat finlandais, actionnaire à 75% du groupe gazier national Gasum, a annoncé vendredi le rachat des 25% détenus par le géant russe GAZPROM pour un peu plus de 251 millions d’euros.

Le gaz joue un rôle clé dans le mix énergétique finlandais et offre une transition peu coûteuse vers une société neutre en carbone, a justifié le gouvernement finlandais dans un communiqué. ⇒⇒⇒⇒

 

Il est question de Gazprom, le gazier Russe qui vend son gaz aux enchères depuis lundi et pour la première fois de son histoire.⇒⇒⇒⇒

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Des anciens agents du KGB recyclés en militants anti-gaz de schiste ? C’est le secrétaire général de l’Otan qui l’affirme : « La Russie, dans le cadre de leur information de pointe et d’opérations de désinformation, est engagée activement avec les organisations dites non gouvernementales – qui œuvrent contre le gaz de schiste – pour maintenir la dépendance européenne au gaz russe importé », déclare le danois Anders Fogh Rasmussen lors d’une conférence à Londres, le 20 juin.

«Les rangs des militants anti-gaz de schiste largement infiltrés par des agents russes », titre de son côté le site Atlantico, sans apporter, à l’instar du secrétaire général de l’Otan, le moindre élément factuel sur cette infiltration massive (lire ici). Dans Les Echos, un « expert » avance lui aussi « les possibilités d’un lobby russe ». Du Larzac à la Pologne, en passant par le Royaume-Uni, faut-il voir la main manipulatrice de Vladimir Poutine ou du géant russe de l’énergie Gazprom dès qu’une manifestation contre les gaz de schiste s’organise ?

Dans une lettre ouverte, environ 130 organisations et collectifs européens opposés à l’exploitation des hydrocarbures de schiste demandent au secrétaire général de l’Otan de s’expliquer : soit d’apporter « la preuve de ces accusations », sinon « de procéder à des excuses publiques pour cette fausse déclaration ». Les signataires de la lettre considèrent que ce type de propos « sape le débat public » et « porte atteinte à nos institutions démocratiques ».

Lire la suite http://www.bastamag.net/Quand-l-Otan-accuse-les-opposants

Lettre ouverte du mouvement européen anti-fracking à M. Rasmussen, secrétaire général de l’OTAN
https://bastagazales.fr/2014/06/21/lettre-ouverte-du-mouvement-europeen-anti-fracking-a-m-rasmussen-secretaire-general-de-lotan/

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20 juin 2014

Lettre ouverte à Mr Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’OTAN

Copie à : Mr Jean-Claude Juncker (candidat à la présidence de la Commission européenne), Mr Martin Schulz (président du Parlement européen), Mr  Herman van Rompuy (président du Conseil européen)

Objet: Vos commentaires sur l’implication de la Russie dans les groupes européens contre la fracturation hydraulique

Cher Mr Rasmussen,

Nous, groupes de citoyens et organismes environnementaux, inquiets par la fracturation hydraulique, l’extraction du gaz de schiste, et en campagne contre le développement des hydrocarbures  non conventionnels en Europe, avons été très surpris de lire votre commentaire dans plusieurs médias européens comme quoi « la Russie, dans le cadre de leur information de pointe et d’opérations de désinformation, est engagée activement avec les organisations dites non gouvernementales – qui œuvrent  contre le gaz de schiste – pour maintenir la dépendance européenne au gaz russe importé ».

Ces allégations ne sont pas nouvelles, mais jusqu’à ce jour personne n’a rien prouvé.

Le travail de l’OTAN dépendant fortement de collecte de renseignements détaillés et précis, nous espérons que votre déclaration extraordinaire sur le mouvement européen contre la fracturation hydraulique est étayée  par des preuves. Nous vous demandons donc, en tant que secrétaire général d’une importante organisation militaire régionale d’envergure mondiale, soit d’apporter la preuve de ces accusations soir de procéder à des excuses publiques pour cette fausse déclaration.

En outre, nous tenons à attirer votre attention sur le fait que les autorités européennes, entre autre la Commission européenne, ont déjà publié plusieurs études démontrant les risques élevés liés à l’industrie de la fracturation hydraulique.

Il est aussi largement reconnu que la fracturation hydraulique, ni ne réduira la dépendance de l’Europe à la fourniture de gaz russe, ni ne conduira à la baisse du prix du gaz à la consommation. En Europe, les groupes contre la fracturation hydraulique s’accordent à dire que la dépendance croissante de l’Europe sur les combustibles fossiles importés, comme le gaz naturel, est une préoccupation. Mais nous sommes convaincus qu’un développement ambitieux des énergies renouvelables et de sérieux investissements dans l’efficacité énergétique constituent la meilleure façon de réduire notre dépendance aux combustibles fossiles russes. Nous souhaitons un débat sérieux et informé au  sujet de la sécurité énergétique.

Les groupes contre la fracturation hydraulique sensibilisent sur ​​les risques de développement du gaz de schistes pour le climat, l’air, l’eau et la santé publique. Les mouvements sociaux comme le nôtre jouent un rôle important et nourrissent un débat public sur l’avenir du climat européen, les politiques énergétiques à faible émission de carbone et sur l’environnement. Les principes de précaution et de l’action préventive, le principe du «pollueur-payeur» sont inscrits dans le traité de Lisbonne. La préservation, la protection et l’amélioration de la qualité de l’environnement et la lutte contre le changement climatique devraient être  des objectifs majeurs de l’Union Européenne. (suite…)

Le quatrième forum européen contre les grands projets inutiles et imposés s’est achevé dimanche soir en Roumanie. Venus de tous les pays, les activistes ont élargi leur engagement, des infrastructures au gaz de schiste et à l’extraction minière.

Rosia Montana (Roumanie), reportage

Près de cent cinquante militants ont participé de jeudi à dimanche au quatrième Forum européen contre les grands projets inutiles et imposés, le FAUIMP 4, en Roumanie, dans un site menacé par un projet de mine d’or. Pendant quatre jours, ils ont échangé récits des luttes sur le terrain, réflexions sur la situation et les choix stratégiques, analyses de sujets techniques comme le partenariat public-privé, la compensation pour perte de biodiversité ou l’accaparement des terres.

Le Forum est né de la rencontre de grands mouvements d’opposition à des projets d’infrastructures, tels que la LGV Lyon-Turin, l’aéroport Notre Dame des Landes ou la gare de Stuttgart. Et ces trois mouvements formaient à eux trois une part substantielle du contingent présent. Ils ont indiqué où ils en étaient.

La suite sur : http://www.reporterre.net/spip.php?article5848