Articles Tagués ‘importation’

En France, les débats font rage sur l’importation de gaz de schiste

On ne comprend toujours pas pourquoi l’Etat a laissé signer des contrats d’importation de gaz de schiste en France « au mépris de toutes les problématiques environnementales », rapporte la presse nationale.

Paris est accusé d’hypocrisie suite à plusieurs publications dans les médias mentionnant de possibles livraisons en France de gaz de schiste américain, une source d’énergie fossile pourtant très controversée.  Sébastien Espagne, du collectif Basta!Gaz Alès, a fait part à Sputnik de ses réflexions sur cette question.

NINA

« Il s’agit sans doute là d’un manque de vigilance de la part de l’Etat qui est quand même actionnaire à 33 % chez Engie et 85 %  chez EDF. On comprend que l’industriel baisse sa vigilance quand il s’agit de faire des bénéfices. Mais par contre l’Etat, lui, doit être garant d’un certain nombre de choses et on ne comprend pas pourquoi l’Etat a laissé signer ces contrats avec la société Chenière », a déclaré l’interlocuteur de l’agence.

Et de rappeler que la société Chenière était un gros acheteur de gaz de schiste aux Etats-Unis.

La ministre française de l’Ecologie Ségolène Royal a essayé en amont de rassurer tout le monde en déclarant qu’elle était personnellement contre l’importation de gaz de schiste.

« Nous ne pouvons pas interdire le gaz de schiste sur le territoire français pour des raisons environnementales et simultanément accepter ses importations », a-t-elle déclaré en substance.

Actuellement, les Etats-Unis sont les premiers exportateurs de gaz de schiste au monde. Le gaz américain est exporté au Brésil, en Argentine, au Portugal et en Belgique. Selon des experts, dans le contexte du marché énergétique globalisé, il sera difficile pour la France de bloquer les importations de ce gaz controversé. Selon l’Express, en juillet 2014, EDF a déjà paraphé un accord avec le groupe américain Cheniere portant sur « 0,77 million de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an, pour une durée de vingt ans ».

Source : https://fr.sputniknews.com/france/201605111024930109-france-gaz-schiste-importations-debats/

« A great American story ». C’est en ces termes un peu emphatiques que les dirigeants du groupe américain Cheniere Energy saluaient fin février le départ du premier méthanier de leur usine de gaz naturel liquéfié (GNL) de Sabine Pass en Louisiane. Destination du Asia-Vision : le port brésilien de Rio de Janeiro et les réservoirs de Petrobras. D’ici à la fin mai, huit autres tankers quitteront ce terminal, dont certains à destination de la France ou du Royaume-Uni, où les français EDF et Engie ou le britannique BG Group sont prêts pour les accueillir.

2452_13806_helderline_shell_tanker_asia-vision--8--jpg

Tanker Asia Vision de Chevron

(suite…)

carte_oleoduc

Dépendance énergétique: un rapport de groupes écologistes critique TransCanada

Des groupes écologistes reprochent à TransCanada d’exagérer la capacité de son oléoduc Énergie Est à réduire la dépendance des provinces de l’Est — dont le Québec — à l’endroit des importations pétrolières d’outre-mer. Dans un rapport dévoilé mercredi, Greenpeace et Environmental Defense réfutent les arguments de la société albertaine et avancent que son projet de 12 milliards $ vise essentiellement l’exportation de pétrole raffiné.

Lire la suite http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/10/29/capacite-oleoduc-energie-est-transcanada-rapport-groupes-ecologistes_n_6066398.html

Greenpeace conteste les chiffres de TransCanada

La majorité du pétrole importé provient du territoire américain, contrairement à ce qu’affirme le promoteur du pipeline Énergie Est, soutient le groupe environnementaliste. Le portrait des importations pétrolières que brosse TransCanada pour justifier la nécessité de son projet d’oléoduc pancanadien est exagéré, affirme Greenpeace.

http://www.greenpeace.org/canada/fr/actualites/importations-petrolieres-outre-mer/

Lire la suite http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/422349/greenpeace-conteste-les-chiffres-de-transcanada

Énergie Est, un projet qui va bien au-delà de Cacouna et des bélugas

Au moment où TransCanada s’apprête à déposer jeudi son ambitieux plan d’oléoduc à l’Office national de l’énergie du Canada, force est de constater que ce projet d’envergure incarne le dilemme entre développement économique et protection de l’environnement.

Lire la suite http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/economie/2014/10/29/002-energie-est-oleoduc-office-energie-controverses.shtml

Le lobbying de l’industrie pétrolière a remporté une bataille le 6 octobre. L’Union européenne semble renoncer à considérer le pétrole issu des sables bitumineux comme « hautement polluant ». Ces sables bitumineux sont un mélange de bitume, c’est-à-dire de pétrole brut à l’état solide, de sables de silice, de minéraux argileux et d’eau. Son extraction, en particulier au Canada, a des conséquences désastreuse sur les écosystèmes, les forêts, les ressources en eau, sans oublier les émissions de gaz à effet de serre.

L’Union européenne souhaitait en limiter l’importation. Selon la directive sur la qualité des carburants, les fournisseurs devaient réduire de 6 % d’ici 2020 le contenu carbone de leurs produits. Pour évaluer ces efforts, la Commission a présenté en 2011 une première méthode de calcul qui inclut les émissions de l’ensemble du cycle de vie. Cette méthode aurait permis d’attribuer des valeurs plus élevées au pétrole issu des sables bitumineux, dont le mode d’extraction produirait 23 % de plus de gaz à effet de serre que le pétrole conventionnel

En savoir plus http://www.bastamag.net/Carburants-polluants-une-premiere

screen-shot-2014-06-30-at-141807_300x488

midlandValley6

Propriétaire de l’usine Grangemouth, Ineos a acheté la majorité des parts d’un permis d’exploration de gaz de schiste en Ecosse grâce à un accord d’une valeur de dizaines de millions de livres – un événement appelé à être la «prochaine étape» vers la fracturation hydraulique dans le pays.

Ineos a acheté 51% des parts de ce permis d’exploration ce qui ouvre la possibilité que la technique controversée de la fracturation pour extraire le gaz et le pétrole du sous-sol soit utilisée en Ecosse. Les 49% de parts restants sont détenus par Dart Energy.

Le permis acquis par Ineos couvrant 329 kilomètres carrés dans la vallée du Midland en Ecosse comprend le complexe Grangemouth et la zone qui l’entoure, où des infrastructures sont en cours de construction pour importer du gaz de schiste .

Les responsables de Grangemouth ont déclaré que l’accord avec le groupe BG – le département exploration gazière et pétrolière de l’ancien British Gas, a permis à Ineos de « faire son premier pas vers l’exploration du gaz de schiste ».

Ineos, qui avait menacé de fermer l’hiver dernier l’usine de Grangemouth , suite à un conflit social, s’ est engagé dans un projet de 600 millions de dollars (environ 360 millions €) afin d’ importer du gaz de schiste des États-Unis pour ses usines pétrochimiques en Ecosse et en Norvège.

Aucun calendrier n’a été donné quant au commencement de l’utilisation de la fracturation en Ecosse, mais le PDG d’Ineos a déclaré qu’il avait déjà recruté des spécialistes des États-Unis.
Celui-ci a déclaré: «Nous sommes une des rares entreprises qui peut utiliser le combustible du gaz de schiste comme matière première de la pétrochimie. Ineos est bien placé pour devenir un acteur majeur dans le secteur de la production de gaz au Royaume-Uni « .

Le coordonnateur du comité Holyrood Murdo Fraser, a salué l’accord, qui, selon lui, protégera l’approvisionnement énergétique futur de l’Ecosse et créera des possibilités d’emploi. Il a dit: «J’espère que ce sera un pas en avant pour développer la capacité d’extraire le gaz non conventionnel en Ecosse. »

Cependant, l’un des dirigeants du Parti vert écossais, Patrick Harvie, a demandé au gouvernement de s’opposer à cette pratique de la fracturation préjudiciable à l’environnement.
« Nous savons que le gouvernement britannique est pro-fracking. Le gouvernement écossais doit résister, car elle a le pouvoir d’arrêter le fracking.
Exploiter les combustibles fossiles est quelque chose que nous ne pouvons nous permettre La priorité devrait être un changement vers les énergies renouvelables « .

L’article original : Ineos secures Scotland’s only fracking licence
http://www.scotsman.com/news/environment/ineos-secures-scotland-s-only-fracking-licence-1-3513016

Entrepreneurial thinking… Transforming European business by shipping shale gas from the US  http://www.ineos.com/

EDF a été pointée du doigt, cet été, pour avoir signé un accord en vue d’importer du gaz naturel américain, issu en partie de champs de gaz de schiste. Pourtant, dans les années à venir, la France va, qu’elle le veuille ou non, importer une quantité non négligeable de gaz de schiste via ses fournisseurs traditionnels.

Au cœur de l’été, une polémique étrange a visé EDF. L’électricien historique français a signé un accord avec une filiale de l’énergéticien américain Cheniere. Il s’agit pour le français d’importer du gaz naturel liquéfié depuis le projet de terminal de liquéfaction de Corpus Christi au Texas. EDF importerait à terme jusqu’à 770 000 tonnes, sur une période de 20 ans à partir de 2016. Une quantité assez faible par rapport aux 3,5 milliards de tonnes de gaz naturel consommée chaque année en France. EDF précise que ces importations serviront à alimenter ses centrales à gaz en France.

Cette annonce a provoqué de forts grincements de dents du côté d’ONG écolo et d’EELV. Ils y dénoncent des importations de gaz de schiste. En effet, une part du gaz acheté par EDF proviendra de fait de champs de gaz non conventionnels, qui représentent environ 30% de la production totale aux Etats-Unis. Pour les anti-gaz de schiste de France, EDF, et surtout l’Etat, qui détient 87 % du groupe, délocalisent les éventuelles conséquences environnementales de l’exploitation de cette ressource. Très remontés, les élus EELV souhaitent d’ailleurs que les hydrocarbures soient exclus du TAFTA, l’accord commercial transatlantique.

http://www.usinenouvelle.com/article/le-gaz-de-schiste-circulera-quoi-qu-il-arrive-dans-les-gazoducs-francais.N281050#xtor=RSS-215

images

En juillet, la compagnie a signé un contrat sur vingt ans pour importer du gaz des Etats-Unis. Même si elle s’en défend, cela revient à faire venir du gaz de schiste en France… où son extraction est interdite !
Il ne s’agit que d’un petit contrat, signé au beau milieu de l’été, et sur lequel EDF n’avait alors pas jugé opportun de communiquer : à partir de 2019, et pour au moins vingt ans, du gaz naturel liquéfié (GNL) américain alimentera les centrales électriques françaises. Tandis que son fournisseur, la compagnie américaine Cheniere se réjouit dans un communiqué de compter EDF parmi ses nouveaux clients, de son côté, l’électricien français se montre discret. Et pour cause, importer du gaz américain revient implicitement à importer du gaz de schiste, dont la seule méthode d’extraction efficace, la fracturation hydraulique, est interdite depuis 2011 sur le sol français.

« Dire que nous importons du gaz de schiste, c’est faire un raccourci, corrige le service communication d’EDF. Le gaz de schiste ne représente que 30% à 40% du gaz qui circule aujourd’hui dans les gazoducs américains. » Autrement dit, dans les navires qui achemineront le gaz naturel liquéfié de l’usine texane de Cheniere aux centrales électriques européennes (françaises, mais aussi britanniques et italiennes), le gaz de schiste pèsera pour un tiers du chargement.

Lire la suite http://www.terraeco.net/EDF-dit-oui-au-gaz-de-schiste,56177.html

Articles parus en juillet sur Basta ! Gaz

La décision d’EDF d’importer du gaz de schiste américain fait des vagues https://bastagazales.fr/2014/07/22/la-decision-dedf-dimporter-du-gaz-de-schiste-americain-fait-des-vagues/

EDF : un contrat d’importation de gaz de schiste irrite les écologistes https://bastagazales.fr/2014/07/22/edf-un-contrat-dimportation-de-gaz-de-schiste-irrite-les-ecologistes/