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(…) A Lille, un petit groupe de manifestants s’est réuni en début d’après-midi sur la Grand’Place de Lille. Membres du collectif «houille-ouille-ouille», ils sont hostiles aux gaz de schiste mais aussi à l’extraction du gaz de couche de charbon dans la région Nord-Pas-de-Calais.

«Le gouvernement tient un double discours», a estimé Isabelle Lévy, porte-parole d’un collectif de Seine-et-Marne opposé au gaz de schiste, présente à la manifestation parisienne.

«D’un côté Ségolène Royal assure que tant qu’elle sera ministre, il n’y aura pas d’investigation sur le gaz de schiste en France. Mais douze demandes de nouveaux permis de recherche sont soumis actuellement à sa signature».

«Pour le moment, elle a seulement refusé celui qui concernait le Lubéron. Si elle est cohérente, elle doit rejeter aussi les autres permis», selon Mme Lévy.

Ces dossiers de permis de recherche visent des hydrocarbures liquides ou gazeux «conventionnels», sans recours à la fracturation hydraulique — interdite par la loi Jacob de 2011.

Or, pour ces collectifs, tous ces projets sont en fait «des permis ayant pour objectif des hydrocarbures non conventionnels», dont font partie les gaz et pétrole de schiste.

«Il ne faut pas autoriser ces permis. Mme Royal ne sera pas ministre éternellement», relève Mme Lévy.(…)

En savoir plus http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/manifestations-en-france-contre-le-gaz-de-schiste-150-ia0b0n2431024

Des collectifs opposés aux hydrocarbures de schiste s’alarment de l’existence d’une dizaine de demandes de permis de recherche de pétrole et de gaz sur le territoire français, demandant à la ministre de l’Écologie Ségolène Royal de les rejeter.

«Madame la ministre, les collectifs citoyens français contre l’exploitation des gaz et pétrole de schiste vous demandent instamment de ne pas signer de nouveaux permis», écrivent une quarantaine de collectifs.

Onze dossiers de permis de recherche de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux «conventionnels» et sans avoir recours à la fracturation hydraulique – interdite par la loi – sont actuellement proposés à la consultation publique, selon la liste publiée sur le site du ministère.

Ces demandes concernent notamment l’Aisne, le Loiret, les Landes, la Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Moselle, l’Yonne, la Seine-et-Marne, les Vosges et le Bas-Rhin.

Or, pour ces collectifs, tous ces projets sont en fait «des permis ayant pour objectifs des hydrocarbures non conventionnels», dont font partie les gaz et pétrole de schiste.

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Ségolène Royal va avoir l’occasion de passer des paroles aux actes. « Il n’est pas question à un moment où on a des ressources publiques rares d’investir dans des filières aléatoires et spéculatives », déclarait fin septembre la ministre de l’Écologie à propos des gaz de schiste. Elle précisait même que, tant qu’elle serait ministre, il n’y aurait aucune autorisation d’exploitation ni d’exploration.

Les services de la ministre de l’Écologie sont cependant en train d’étudier une douzaine de nouveaux permis de recherche d’hydrocarbures sur le sol français et d’examiner le renouvellement de permis de recherche accordés avant le moratoire de 2011. Ces permis concernent les Landes, l’Aisne et la Marne, la Moselle, le Vaucluse, l’Yonne et le Loiret, la Seine-et-Marne, le Bas-Rhin, la Haute-Marne, la Meuse, la Meurthe-et-Moselle et les Vosges, ou encore le Bassin parisien. Des consultations publiques sont ouvertes sur le site du ministère.

Or, les documents relatifs aux demandes des permis de Gastins (Seine-et-Marne), de Dicy (Yonne) et de Montmort (Marne) font explicitement référence à la technique de la fracturation hydraulique et à la nécessité de fracturer le sous-sol qui retient les hydrocarbures. (suite…)

On entend tout et son contraire dans les dossiers de gaz de schiste. Forage, pas forage ? Autorisé, pas autorisé ? Dans le Gers, quatre zones intéressent les industries pétrolières internationales (Saint-Griède, Eauze, Mirande et Astarac). Samedi, à Auch, le Collectif gersois « Non au gaz de schiste » manifestera, craignant l’autorisation du projet de Saint-Griède alors que, dans le même temps, la ministre de l’Environnement retire le projet du Lubéron. Difficile d’y voir clair, d’autant que, et c’est sur ce point que le préfet du Gers s’impatiente, la législation contient des failles.

Intervention directe

Le préfet du Gers a affirmé au Collectif 32 non au gaz de schiste, mardi, être intervenu auprès de Ségolène Royal. « J’ai personnellement demandé, le 2 octobre dernier, à Madame le ministre de l’Écologie de bien vouloir mettre à l’étude une disposition juridique permettant rapidement de rendre plus cohérente l’action de l’État dans la mise en œuvre des instructions ministérielles. »

La loi interdit en effet d’exploiter le gaz avec la technique de fracturation hydraulique alors que le code minier ne donne aucune information sur la différence entre les hydrocarbures conventionnels et les autres.

Lire la suite http://www.sudouest.fr/2014/10/10/le-prefet-ecrit-a-la-ministre-1699222-2374.php

Communiqué de presse des Collectifs non aux pétrole et gaz de schiste et de houille*

10 octobre 2014, Les collectifs locaux, communiquent :

Les collectifs prennent note du courrier de Madame la Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, au Président de la Fédération des parcs naturels régionaux de France, lui annonçant qu’elle ne signerait pas l’attribution du permis de Calavon, couvrant le parc naturel régional du Luberon.

Toutefois, les collectifs contre les pétrole et gaz de schiste et de houille s’étonnent qu’elle n’ait pas annoncé de semblables dispositions pour les douze autres demandes de permis soumises à consultation publique depuis le 1er septembre dernier.

Pourquoi Ségolène Royal n’a-t-elle pas annoncé qu’elle ne signerait aucune des 13 demandes de permis dont l’attribution est imminente ?

Les raisons pour lesquelles elle pourrait ne pas signer, ne manquent pourtant pas !

Pourquoi n’a-t-elle pas annoncé qu’elle refuse de signer le permis de Gastins, alors que dans la notice d’impact déposée par Vermilion à l’appui de sa demande de permis on peut lire, page 11 : “il est envisagé d’effectuer des stimulations hydrauliques des couches profondes renfermant de l’huile afin d’améliorer le drainage autour du puits et d’augmenter le volume d’huile récupérable.” ?

Pourquoi n’a-t-elle pas annoncé qu’elle refuse de signer le permis de Dicy, alors qu’on peut lire dans la notice d’impact de l’entreprise Realm (page 3 de l’Annexe 1) : “un soin particulier sera apporté au traitement des eaux utilisées pour la fracturation des schistes à gaz afin d’éviter toute pollution des nappes phréatiques. La production de gaz de schiste nécessite de briser les argiles indurées qui le contiennent à l’aide d’eau sous pression et,lorsque cette eau remonte à la surface, il faut alors la débarrasser des ions pollués qu’elle renferme.” ?

Pourquoi n’a-t-elle pas annoncé qu’elle refuse de signer le permis de Montmort, alors qu’on peut lire dans la notice d’impact de Realm (page 10 §6 de l’Annexe 4): “… un soin particulier […] pour éviter toute pollution des nappes phréatiques et notamment de la nappe de Champigny […]. Pour produire du gaz de schiste, il est important de briser les argiles saturées qui le contiennent à l’aide de jets d’eau sous pression et, lorsque cette eau remonte à la surface, il faut alors la débarrasser des ions pollués qu’elle renferme” ?

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Après plusieurs semaines de silence et de mutisme, la Ministre de l’Écologie Ségolène Royal a bien voulu répondre à une lettre que le Député du Gard Fabrice Verdier lui avait adressé le 11 juin 2014 concernant la situation du permis « Plaine d’Alès », pour lequel une demande de prolongation exceptionnelle avait été déposée par Diamoco Energy et Bridgeoil.

Par contre, notre courrier du 4 juin 2014, où nous attirions son attention sur les aspects juridiques de cette prolongation et où nous lui demandions de refuser celle-ci, est toujours resté sans réponse.

Dans son courrier du 30 septembre 2014 adressé au Député, la Ministre ne répond pas aux interrogations portant sur la non-validité de la mutation du permis au profit de Diamoco Energy qui n’est pas propriétaire du permis.

Elle esquive le fait que ce permis a été délivré sans aucune consultation de la population et des élus locaux. Elle n’évoque à aucun moment la contradiction d’exploiter des hydrocarbures sur un territoire qui a investi dans des politiques de préservation de la ressource en eau et axé son développement économique sur le tourisme et l’agriculture.
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Mme Royal a envoyé le courrier ci dessous au président du PNR Luberon annonçant je cite : « Je suis en mesure de vous indiquer que le permis sera refusé »

Outre le fait que ce n’est qu’un courrier et qu’il faut attendre l’arrêté de rejet et la parution au journal officiel, quelques questions se posent.

Qu’est ce qui a permis soudain à Ségolène ROYAL de découvrir que le Luberon était un Parc naturel régional alors que les services du MEDDE ont examiné le dossier depuis plus de 4 ans qu’il a été déposé ?

Pourquoi il y a moins d’un mois, Ségolène Royal et/ou ses services n’ont pas hésité à préparer un  document « prêt à signer » pour le Luberon ?

Pourquoi, en plein débat sur la loi de transition énergétique, la mise en consultation de projets d’attribution de permis de recherche d’hydrocarbures  a été faite ?

Pourquoi la consultation publique a t’elle été aussi mal préparée, incomplète, mensongère ?

Pourquoi, a t’il fallu 4 ans à l’administration pour comprendre qu’il n’y a pas de pétrole en PACA; d’anciens puits de pétrole suivis par le BRGM, le démontrant ?

Est ce à penser que sans l’intervention des citoyens et des élus du territoire concerné, le permis aurait été signé ?

Nous savons que les pétroliers chassés par la porte, reviendront par la fenêtre. Il est donc du devoir de tous de rester vigilant.

C’est pour cela et parce que le Gaz de schiste ce n’est NI ICI, NI AILLEURS, NI AUJOURD’HUI, NI DEMAIN, que nous maintenons et renforçons plus que jamais notre mobilisation de jeudi 9 octobre 2014 à 18h00 à la gare de Coustellet.

JLR

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