Articles Tagués ‘Philippe Martin’

C’est un véritable revirement que Nicolas Sarkozy a opéré à propos de l’exploitation des gaz de schiste. Moins d’une semaine après avoir annoncé son retour dans la vie politique en se portant candidat à la présidence de l’UMP, l’ancien chef de l’Etat a tenu son premier meeting, jeudi 25 septembre, à Lambersart (Nord) et s’est prononcé pour l’exploitation de cette source d’énergie.

Ce qu’il a dit :

« Je ne peux pas accepter que les Etats-Unis soient devenus du point de vue de l’énergie indépendants grâce au gaz de schiste et que la France ne puisse pas profiter de cette nouvelle énergie alors que le chômage ravage tant de nos territoires et tant de nos familles, c’est inacceptable.

Je souhaite clairement que nous réfléchissions aux conséquences du principe de précaution auquel je préférerai toujours le principe de responsabilité. Avec la précaution, on s’abstient de faire, avec la responsabilité, on assume la conséquence de ses choix et on ne se condamne pas à l’immobilisme. »

Pourquoi c’est un revirement ?

C’est Sarkozy qui a interdit la fracturation hydraulique

Il s’agit là d’une position tout à fait nouvelle pour M. Sarkozy. C’est sous sa présidence que la fracturation hydraulique, technique actuellement utilisée pour obtenir les gaz de schiste, avait été interdite en France après le vote d’une proposition de loi UMP en juillet 2011, validée par le Conseil constitutionnel en octobre 2013.

La suite sur :http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/09/26/le-revirement-de-nicolas-sarkozy-sur-le-gaz-de-schiste_4495139_4355770.html

Merci à Télé Sud Est et à Thierry Le Roy pour cette interview.

Sébastien Espagne du Collectif Basta Gaz Alès nous parle des différentes actualités Gaz de schiste et notamment précise que voilà plus de 5 mois que le permis d’exploration et de recherche d’hydrocarbure Plaine d’Alès a expiré arrivant au terme d’une durée de 4 années, voilà plus de 7 mois que la société Diamoco a fait sa demande de prolongation de ce dernier et malgré les démarches de Basta!Gaz Alès et d’élus, qui restent sans nouvelles de l’État concernant l’avenir du permis Plaine d’Alès.

(suite…)

Le permis de recherche « Plaine d’Alès » est expiré. Pourtant, Diamoco Energy tente de le prolonger.

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Le permis Plaine d’Alès (503 km2, d’Alès à Banne en Ardèche) existe-t-il toujours ? C’est la question que posent les membres du collectif anti gaz de schiste Basta!Gaz, en conférence de presse mercredi 17 septembre au bar des Amis d’Alès. Et c’est aussi la question qu’ils ont posé à la ministre de l’Écologie, du développement durable et de l’Énergie, Ségolène Royal, la troisième du quinquennat Hollande. « Les précédents ministres, Delphine Batho et Philippe Martin, nous avaient répondu. Là, c’est le silence. Depuis six mois, on n’a aucun dialogue », râle Claude Taton, du collectif.

Les permis Bassin d’Alès et Navacelles également concernés…

La suite sur : http://www.midilibre.fr/2014/09/18/gaz-de-schiste-le-silence-est-une-forme-de-mepris,1053088.php

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Renouvellement du permis de Château-Thierry : demande de document à Monsieur le Préfet de Seine & Marne

Petit rappel historique:

Le permis de Château-Thierry a été accordé pour cinq ans, en 2009, à la société Toréador.
La société Toreador a été rachetée par la société Zaza en 2011. Zaza est alors devenu détenteur du permis de Château-Thierry
Et Zaza a été rachetée par l’entreprise Vermilion Moraine (une filiale de Vermilion) en 2012. Vermilion Moraine est alors devenu détenteur…

Toutefois, il semble que Vermilion Moraine n’ait pas prévu de rester détenteur de ce permis. Si tout s’était déroulé comme le souhaitaient les principaux acteurs de la pièce (Vermilion et Hess), le permis de Château-Thierry aurait du être récupéré par Hess Oil France, à la suite d’une opération appelée “mutation” (nom donné à la transmission d’un permis de recherche exclusif d’hydrocarbures liquides ou gazeux).

Un petit grain de sable dans le scénario, pourtant apparemment sans faille, n’a pas permis à Hess Oil de devenir détenteur du permis de Château-Thierry: Philippe Martin, alors ministre de l’écologie, s’est opposé à la mutation au profit de Hess Oil France.

Vermilion Moraine reste donc officiellement détenteur du permis de Château-Thierry. Le code minier prévoit que seul le détenteur du permis peut en demander la prolongation. Le code minier prévoit aussi que la surface du territoire affecté par ce permis doit être divisée par deux pour la seconde période. Nous aimerions bien évidemment connaître la surface que Vermilion Moraine entend conserver pour cette deuxième phase du permis.

Le collectif a adressé la lettre suivante au nouveau préfet de Seine & Marne afin d’obtenir les documents permettant de connaître la teneur de la demande de renouvellement du permis dit de Château-Thierry émanant de la société Vermillon Moraine, dans un souci de transparence tout à fait légitime.

http://colfertois.canalblog.com/archives/permis/index.html

Renouvellement du PERH de Château-Thierry – demande de document à Monsieur le Préfet de l’Aisne

Le collectif Carmen a adressé la lettre suivante à Monsieur Le Préfet de l’Aisne pour obtenir les documents permettant de connaître la teneur de la demande de renouvellement du permis dit de Château-Thierry émanant de la société Vermillon Moraine, dans un souci de transparence tout à fait légitime et comme cela avait été entendu lors d’un précédent rendez-vous.

http://collectif-carmen.org/index.php?post/2014/08/22/Renouvellement-du-PERH-de-Ch%C3%A2teauThierry-demande-de-document-%C3%A0-Monsieur-le-Pr%C3%A9fet-de-l-Aisne

Château-Thierry… bis repetita, et cetera ?

http://www.nongazdeschiste.fr/index.php/actualites/france/349-chateau-thierry-bis-repetita-et-cetera

MEDDE

Alors que les consultations pour composer le deuxième gouvernement « Valls » se poursuivent. Le retard dans l’instruction des demandes liées aux permis d’hydrocarbures augmente quasi journellement. Les procédures juridiques afférentes prennent de l’ampleur et menacent l’intérêt public. Au-delà des personnalités qui vont porter la politique énergétique nationale, la question de la doctrine autour des hydrocarbures des sous-sols français doit maintenant être résolument tranchée vers un XXIème siècle décarboné.
Par AlainR, le 26.08.2014, ce billet n’engage que l’auteur.
Quel que va être le ou les ministres en charge des mines d’hydrocarbures dans le prochain gouvernement il va devoir très rapidement apurer un dossier difficile et peu médiatisé ; celui du retard chronique de l’administration dans l’instruction des demandes liées aux permis d’exploration d’hydrocarbures.
Ce retard provient d’une doctrine inadaptée aux réels enjeux actuels de notre Pays et du cruel manque de moyens des services. Ce retard a récemment été considérablement aggravé par la suspension de ces instructions début 2011 puis par le refus motivé des ministres en charge, de signer les arrêtés octroyant ou rejetant ces demandes. Bien qu’ambitieuse et résolument moderne la double titulature ministérielle sur ce dossier depuis le milieu du quinquennat de Nicolas Sarkozy, a complexifié et donc alourdi ces procédures. Mais la véritable question derrière cet épisode qui vient pimenter un peu plus un quinquennat Hollande difficile, est celle de la place des hydrocarbures indigènes dans le mix énergétique français. Plus avant c’est bien la doctrine nationale de l’exploration et de l’exploitation, des mines d’hydrocarbures qu’il convient de revoir sans délai. Ce système de gestion et de prospective est porté par la corporation des ingénieurs polytechniciens qui occupent nombre de postes clés tant dans le public que dans le privé. La réforme attendue et constamment repoussée du code minier n’a, en l’état actuel de nos connaissances, pas pris en compte cette réorientation à nos yeux nécessaire de la politique nationale d’extraction et d’utilisation indigène des ressources hydrocarbonées du sous-sol.
La nomination d’un ministre ne suffira pas ; il convient de prendre dans l’immédiat des mesures temporaires fortes pour sortir l’État de cette situation difficile. Puis dans l’axe de la Transition énergétique d’avoir le réel et ambitieux courage d’associer efficacement énergie et climat en perspective de la COP21 Paris 2015. Poursuivre dans l’élan actuel serait une erreur dont les impacts réels seront supportés par les générations futures.
L’écologie variable d’ajustement du président Hollande
Malgré une communication bien orchestrée depuis le 14 septembre 2012 et dernièrement incarnée par Mme Royal, le volet environnemental de la politique de l’actuel Président de la République a toujours été commenté par les experts comme le parent pauvre du quinquennat. Ce matin Terraeco dressait un constat accablant de la situation en appelant à « …une vision à long terme et moderne qui conjugue solidarités, audace économique et transition énergétique… ». Le projet de loi sur la Transition énergétique présenté récemment par la ministre de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie, MEDDE, a été analysé par ces mêmes experts comme en net retrait par rapport aux engagements de campagne du candidat Hollande. Candidat qui avait pris soin par un accord électoral des législatives, post-présidentielles de 2012, de s’assurer du soutien des écologistes à l’Assemblée Nationale. Hélas, d’atermoiements en reculades ces annonces ont aujourd’hui fait long feu et ont produit en cascade des effets délétères peu visibles mais durables. Exit Nicole Bricq sur fond d’intérêts industriels et économiques pour l’outre-mer. Exit Delphine Batho dont les lobbies ont ouvertement annoncé le départ avant son limogeage. Exit enfin Philippe Martin lequel a pourtant, sur les « gaz de schiste », obtenu des résultats conformes à la parole présidentielle. Pourquoi donc s’être séparé début avril dernier, d’un serviteur de l’Etat qui n’a jamais manqué à ses devoirs ?

Un article de L’usine nouvelle pleure son ministre disparu :

Avec le départ de Montebourg, gaz de schiste et nucléaire perdent un allié de poids 

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« Pendant deux ans et demi, Arnaud Montebourg n’a cessé de défendre le gaz de schiste et le nucléaire face à des gouvernements qui s’y opposaient parfois vigoureusement. S’il s’est fait entendre en partie sur l’atome, il n’a pas réussi à s’imposer sur les gaz non conventionnels. (suite…)

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Par arrêt rendu ce 30 avril 2014, le Conseil d’Etat a, sans surprise aucune, condamné l’Etat pour n’avoir pas répondu à une demande de prolongation de la durée de validité d’un permis exclusif de recherches d’hydrocarbures, dit « Permis de Mairy », dans le département de la Marne. L’Etat est condamné à répondre, pas à répondre oui.

Rappel des faits, Bis repetita et conclusion sur http://www.arnaudgossement.com/archive/2014/05/06/gaz-de-schiste.html

Autres articles de Basta! gaz sur le permis de Mairy

L’arrêté de prolongation/mutation du permis de Mairy en faveur de Hess est à la signature de S. Royal…
https://bastagazales.fr/2014/05/05/larrete-de-prolongationmutation-du-permis-de-mairy-en-faveur-de-hess-est-a-la-signature-de-s-royal/

Hydrocarbures: l’Etat condamné à réexaminer une demande de permis de Hess Oil
https://bastagazales.fr/2014/05/05/hydrocarbures-letat-condamne-a-reexaminer-une-demande-de-permis-de-hess-oil/