Articles Tagués ‘prix du gaz’

Le gouvernement du Royaume-Uni vient de clore le processus du 14 ème appel d’offres pour l’octroi de permis d’exploration de pétrole et de gaz dont 20 000 km carrés, situés dans la partie centrale de l’Ecosse seraient offerts à l’exploitation de combustibles fossiles non conventionnels. Les noms des compagnies qui ont été retenues et les zones géographiques concernées par ces permis ne seront rendus publics qu’après les élections générales au Royaume-Uni qui auront lieu au plus tard en mai 2015 .

Ce processus d’appel d’offres avait été lancé, le 28 Juillet 2014, par le ministre de l’Énergie, Matthew Hancock, les entreprises avaient jusqu’au 28 octobre pour déposer leur demande de permis de recherches.
L’ONG « Les Amis de la terre Ecosse » dénonce la détermination du gouvernement du Royaume-Uni à offrir certaines régions de l’Ecosse à l’industrie de la fracturation malgré les risques très importants qu’elle engendre. Elle indique que d’éminents économistes ont averti que l’exploitation de combustibles fossiles non conventionnels ne réduirait pas le prix du gaz et n’aurait pas d’impact sur la sécurité énergétique.

Elle souligne que la ressource en gaz schiste en Ecosse est considérée comme modérée et difficile d’accès pour pouvoir l’extraire. Elle demande au gouvernement écossais d’envoyer aux opérateurs un signal clair leur disant qu’ils ne sont pas les bienvenus.

http://www.foe-scotland.org.uk/end-14th-licensing-round-fracking

La carte indiquant le partie centrale de l’Ecosse concernée par ces futurs permis, elle montre aussi que tout le sud du Royaume Uni est également touché par cet appel d’offres  https://www.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/330774/14R_Offer.pdf

UK Government offers Central Belt to fracking industry – Le gouvernement britannique offre la partie centrale (de l’Ecosse) à l’industrie de la fracturation hydraulique  http://www.foe-scotland.org.uk/offered-central-belt-fracking

Delphine Batho ne cède pas. Dans un solide documentaire, sur France 5, l’ex-ministre de l’Ecologie met en garde contre les lobbies industriels et leur spéculation.

Le vent est-il en train de tourner sur l’interdiction d’exploiter le gaz de schiste en France ? Dans le documentaire de Michel Tédoldi, Gaz de schiste : les lobbies contre-attaquent, la députée PS Delphine Batho, ancienne ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie (1), témoigne du harcèlement des lobbies industriels pour faire bouger la position française.

Les pro-gaz de schiste invoquent aujourd’hui la possibilité d’une fracturation « écologique ». Qu’en pensez-vous ?

C’est bidon. L’industrie du tabac a utilisé la même stratégie avec la cigarette « light ». Les scientifiques ont mis dix ans à prouver qu’elle avait le même effet cancérigène que la cigarette normale. Aujourd’hui, les industriels nous vendent une fracturation « light », mais ça reste de la fracturation hydrau­lique ! Pour obtenir un peu de gaz, des milliers de forages sont nécessaires, ce qui démultiplie l’impact environnemental. Rappelons que la loi de 2011, qui interdit la fracturation ­hydraulique, et qui a depuis été confirmée par le Conseil constitutionnel, repose sur des connaissances scientifiques. On sait que cette technique provoque des dégâts irréversibles.

La loi de 2011 a été votée sous Nicolas Sarkozy. Celui-ci vient de se déclarer favorable à l’exploitation des gaz de schiste. Ce revirement vous surprend ?

A-t-il changé d’avis ? Il faut se souvenir que c’est sous sa présidence que Jean-Louis Borloo a délivré des permis d’extraction. Et que c’est une mobilisation citoyenne sans précédent qui a enrayé la machine et imposé la loi de 2011.

Peu après votre éviction du gouvernement, en juillet 2013, vous affirmiez que le gaz de schiste et le nucléaire étaient les cibles principales des lobbies. Vous le pensez toujours ?

Ces deux sujets confrontent la démocratie et un certain conservatisme industriel. L’offensive sur le gaz de schiste est liée à la situation américaine : les Etats-Unis sont en surproduction, le prix du gaz y est très bas. C’est un avantage économique pour certains secteurs industriels, mais un inconvénient pour les compagnies ­pétrolières qui ne rentabilisent pas leurs investissements, et veulent à tout prix exporter leur technologie en ­Europe, quitte à surévaluer les ressources qui s’y trouvent. Total et ExxonMobil viennent d’ailleurs de se désengager de Pologne. L’eldorado qu’on nous fait miroiter est un mirage.

Lire la suite http://television.telerama.fr/television/pression-sur-le-gaz-de-schiste,117728.php

Chesapeake: le conseil d’administration approuve la scission des gisements pétroliers
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New York – Le conseil d’administration du groupe d’énergie américain Chesapeake, en difficulté, a approuvé la scission de ses gisements pétroliers (COO) du reste de l’entreprise, selon un communiqué publié lundi.

Ces activités formeront désormais une nouvelle entité baptisée Seventy Seven Energy Inc, qui débutera sa cotation à partir du 1er juillet sur le New York Stock Exchange (NYSE) sous le symbole SSE. (suite…)

Sept graphiques pour comprendre la nouvelle donne énergétique mondiale
Quel pays tire la consommation mondiale d’énergie ? La planète se mobilise-t-elle vraiment pour lutter contre les émissions de CO2 à l’origine du réchauffement ? Quel est l’impact de l’exploitation massive des hydrocarbures de schiste aux Etats-Unis ? Où en est le prix du gaz ?…
En publiant, mardi 27 mai, son « Bilan énergétique mondial 2013 », Enerdata, société française de conseil spécialisée dans l’énergie, dont la base de données existe depuis trente ans, permet de dresser en sept graphiques explicites le tableau des grands bouleversements en cours.

Lire la suite  http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/05/27/sept-graphiques-pour-comprendre-la-nouvelle-donne-energetique-mondiale_4426865_3244.html

Pour en savoir plus, télécharger les documents

Les BRICS* et les USA tirent la consommation énergétique mondiale http://www.enerdata.net/enerdatafr/press_release/bilan-energetique-mondial-2013-CP.pdf

Analyses sur la demande énergétique 2013
http://www.enerdata.net/enerdatafr/publications/pages/2013-croissance-dynamique-brics-usa-demande-energetique-mondiale.php

d’ Aurélien Saussay (économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques – OFCE) – 27.05.2014 – http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/05/27/aux-etats-unis-la-fin-du-gaz-bon-marche_4426680_3234.html

Le prix du gaz augmente de nouveau aux Etats-Unis. Depuis 2008, la fameuse révolution des gaz de schiste avait provoqué une chute sans précédent du prix du gaz américain : de 13,31 dollars par million de British Thermal Unit (MBTU, unité équivalente à environ 25 mètres cubes) en juillet 2008, le prix de référence (dit « Henry Hub », du nom d’une interconnexion gazière majeure, située en Louisiane) était descendu jusqu’à 1,82 dollar/MBTU en avril 2012.

Pourtant, depuis la fin de l’année 2013, cette chute semble enrayée. Les prix sont restés supérieurs à 5 dollars/MBTU en moyenne hebdomadaire, de la fin du mois de janvier au début du mois de mars. Ils sont même restés quatre semaines durant au-dessus de 6 dollars. Du jamais-vu depuis 2008.

Le gaz très bon marché constitue pourtant un pilier essentiel de la révolution énergétique américaine. Plus que les larges volumes produits, c’est son faible prix qui alimente les espoirs de relocalisation de l’industrie pétrochimique sur le territoire américain.
Un gaz plus cher ramènerait également les producteurs d’électricité vers le charbon, entraînant une augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Sans compter l’impact sur la facture énergétique des ménages américains, dont les dépenses de gaz naturel ont diminué en moyenne de 150 dollars entre 2005 et 2012. S’ils ne parvenaient plus à faire baisser les prix, les gaz de schiste perdraient de leur caractère « révolutionnaire ». (suite…)

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Produire du gaz de schiste en Europe n’offrirait pas des retombées économiques et fiscales intéressantes compte tenu de l’environnement économique et des contraintes existantes, telle est la conclusion d’un rapport parlementaire présenté mercredi par son rapporteur, le député Frédéric Barbier.

La commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale a créé une mission afin de mesurer l’impact économique des hydrocarbures de schiste, sans se pencher sur la question environnementale.

Entrepreneurs et experts estiment que si les Etats-Unis exploitent leur gaz de schiste à 4,5 dollars par Mbtu (l’unité de mesure pour le gaz, NDLR), compte tenu de l’environnement économique et des contraintes, notamment au niveau des normes environnementales, on en serait à 9 dollars en Europe alors que le gaz est actuellement à 10 à 12 dollars sur le marché, a détaillé M. Barbier.

Le différentiel n’est pas suffisant pour attendre des retombées économiques et fiscales intéressantes, il ne faut pas s’attendre à 100 ans de réserve de gaz en France, a-t-il ajouté.

Pour en savoir plus http://www.romandie.com/news/473337.rom

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’industrie du gaz de schiste a suscité de vifs débats depuis que le dossier a rebondi sur la place publique, au cours de l’été 2010.

Et pour cause. Dans plusieurs municipalités de la vallée du Saint-Laurent, les citoyens ont appris que des entreprises gazières menaient des travaux d’exploration depuis déjà des mois, le plus souvent sans même que les administrations municipales et les résidents en soient informés.

Forcé d’agir en raison de la pression de la population, le gouvernement Charest avait alors décidé de renvoyer le dossier au BAPE, avant de mettre en place une évaluation environnementale stratégique de la filière. Trois ans plus tard, le rapport de cette évaluation a été rendu public. Il met en lumière des risques environnementaux, mais aussi le fait que le marché du gaz naturel nord-américain ne semble pas propice au développement du gaz de schiste au Québec. Du moins pour l’instant.

Le moment est donc on ne peut plus approprié pour regarder ce qui s’est produit ailleurs lorsque cette filière énergétique relativement récente s’est installée. C’est justement ce que permet de faire le documentaire Fracturation sous haute pression.

Pour en savoir plus http://www.ledevoir.com/culture/television/400515/fracturation-sous-pression