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Une société pétrolière demande un permis de recherche d’hydrocarbures. Les associations et Eau de Paris se mobilisent pour dénoncer le danger environnemental.

(…) La demande de permis formulée par la société Bluebach Ressources et dite « permis de Cézy », s’applique à un territoire d’environ 300 km2 dans le département de l’Yonne et touche 38 communes. La société en question a affirmé être intéressée par un hydrocarbure conventionnel présent sur ces territoires, le pétrole.(…)

(…) L’Association de Défense de l’Environnement et de la Nature de l’Yonne (ADENY), l’association C3V et Attac ont émis de sérieux doutes sur le fait que la société se limite à une exploitation d’hydrocarbures conventionnels sur les périmètres convoités. (suite…)

La semaine dernière, une quinzaine d’industriels de l’énergie en France ont annoncé pour fin 2014 -2015 la création d’un centre d’information et de documentation sur le gaz de schiste. L’objectif de cet observatoire est de collecter un maximum de «données et d’informations vérifiées et crédibles, car on entend tout et n’importe quoi sur le sujet » pour porter le débat. A travers ce nouvel outil, ils souhaitent surtout intensifier leur lobbying pour convaincre de la nécessité d’explorer les gisements en France et favoriser l’acceptabilité sociale des projets d’exploration et à terme d’exploitation de ces hydrocarbures de schiste.

En Grande Bretagne, vient de se créer un groupe de travail sur le gaz de schiste financé par l’industrie pour conduire des recherches « indépendantes et transparentes » sur le gaz de schiste.
Il sera présidé par l’ancien président de l’Agence britannique de l’environnement Chris Smith.

Le financement est assuré par la société Centrica Plc, la compagnie de forage Cuadrilla Resources Ltd., la société d’ingénierie pétrolière Weir Group Plc, la société pétrolière Total SA et Dow Chemical Co, multinationale de la pétrochimie qui a bénéficié aux États-Unis du boom de la production de gaz de schiste et de son prix bas.

Chris Smithl a déclaré dans un communiqué que ce groupe offrira au cours des deux prochaines années ses conseils sur l’énergie et donnera des avis impartiaux sur les impacts positifs ou négatifs de l’exploitation du gaz de schiste .

Le gouvernement a ouvert aux foreurs des larges pans du territoire de la Grande-Bretagne en octroyant des permis de gaz de schiste. Il leur a offert aussi des allègements fiscaux afin de soutenir leurs projets de développement de gaz de schiste qui permettraient à la Grande Bretagne de faire face à la diminution des réserves de pétrole et de gaz conventionnels en mer du Nord.

Former U.K. Environment Agency Chairman to Lead Shale Gas Group http://www.bloomberg.com/news/2014-10-20/former-u-k-environment-agency-chairman-to-lead-shale-gas-group.html

Des industriels français s’unissent pour le gaz de schiste https://bastagazales.fr/2014/10/13/des-industriels-francais-sunissent-pour-le-gaz-de-schiste/

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Samedi 11 octobre à Auch – Global Frackdown

Journée contre le gaz de schiste organisée par le Collectif 32 Non au gaz de schiste

Cette année, la journée internationale contre la fracturation hydraulique (Global Frackdown) revêt une importance particulière dans le Gers. En effet, le 4 août dernier, des travaux de recherche par vibrosismique demandés par Gas2Grid sur le permis de Saint-Griède ont été autorisés par la Préfecture du Gers.

Partout en France, le danger subsiste. Le gaz ou le pétrole de schiste, ce n’est pas fini. Les sociétés pétrolières continuent à faire pression sur les politiques et à mener un lobbying intense. Ils déposent des demandes de travaux sur des permis (Ile-de-France, Sud-Est, Gers) ou de nouvelles demandes de permis. Le gouvernement actuel et la ministre de l’Ecologie n’ont pas toujours été clairs sur le sujet, même si les récentes déclarations de Ségolène Royal excluent toute exploitation ; mais les actes ne sont pas en accord avec les paroles, puisque certaines demandes des pétroliers sont acceptées par le ministère de l’Ecologie ou par les préfectures

Rappel du programme :
–          A partir de 9h30 : rendez vous en bas des escaliers d’Etigny pour installer les stands,
–          11 h : rassemblement
–          11h30 : manifestation devant la Préfecture
–          Ensuite, retour aux stands pour pique-nique festif et animations jusqu’à 15h

C’est le moment de se mobiliser, avec le Collectif 32 Non au gaz de schiste et Bien vivre dans le Gers, les autres collectifs du sud-ouest contre le gaz de schiste et le Collectif Stop Tafta 32.

Nous serons heureux de vous accueillir à Auch le 11 octobre.

http://www.nonaugazdeschiste32.org/spip.php?article1

Contact : 11octobreauch2014@gmail.com

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(…)Toujours à droite, François Fillon n’a jamais caché sa déception de voir abroger (alors même qu’il était Premier ministre) ces permis de prospection. En novembre 2012 il estimait « criminel de se passer des recherches ». Passée la surprise, il y a peu de chance qu’il révise sa position au seul motif qu’elle est maintenant partagée par Nicolas Sarkozy. De son côté, Xavier Bertrand, lui aussi candidat déclaré à une éventuelle primaire de la droite, avait déjà fait connaître sa position à l’automne dernier. Dans une tribune publiée par le Figaro et dans la boîte à idées de l’UMP, il estimait que si « le gaz de schiste n’est pas la pierre philosophale et ne résoudra pas tous nos problèmes », il s’agit d’un « atout à exploiter ». De l’autre côté de l’échiquier politique, Arnaud Montebourg, alors ministre du redressement productif, ne cachait pas son envie d’y aller, mais « proprement ».

Alain Juppé aura attendu une semaine pour répondre au revirement de Nicolas Sarkozy. C’était sur le plateau de France 2, ce jeudi. Invité de l’émission politique « Des paroles et des actes », l’ancien premier ministre de Jacques Chirac a tenu à se démarquer, plaidant pour l’expérimentation à travers « un site pilote ». Avant toute décision, il refuse de balayer d’un revers de main les « enjeux environnementaux » et se montre donc nettement plus prudent que son principal concurrent à droite.(…)

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/comment-le-gaz-de-schiste-est-devenu-le-nouveau-marqueur-de-la-droite_1607664.html

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Partis d’Argeliers, les manifestants ont rejoint Mirepeisset. PHOTO/JEROME LEHUBY

Ils se sont regroupés ce samedi 28 juin, dès 9 h, devant la cave coopérative d’Argeliers. Membres de collectifs, élus, simples citoyens… Près de 400 personnes au total, réunies pour dire « non » à toute exploitation de gaz de schiste dans les plaines du Languedoc.
Dans le collimateur : le permis de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux attribué par l’Etat, en 2009, à la société Lundin Petroleum. « Il expire en  octobre prochain, explique Ania, du collectif Orb-Jaur. Nous nous mobilisons pour qu’il ne soit pas renouvelé ! »
A travers une marche qui a mené les participants à Mirepeisset, c’est donc tout un territoire qui met la pression sur les décideurs. De nouvelles actions devraient suivre dans les mois à venir.

http://www.lindependant.fr/2014/06/28/narbonnais-400-personnes-contre-le-gaz-de-schiste,1900240.php

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Le Pentagone

L’article original : «  Pentagon preparing for mass civil breakdown » par Nafeez Ahmed – 17 juin 2014
http://www.theguardian.com/environment/earth-insight/2014/jun/12/pentagon-mass-civil-breakdown

Traduction : Maureen Johnson

Le Pentagone se prépare ( à affronter ) des troubles civils très importants

On est en train de militariser les sciences sociales pour développer des « outils opérationnels » prenant pour cibles des militants et des mouvements de protestation pacifiques.

Un programme de recherche du Département de la défense américain est en train de payer des universités pour qu’elles modélisent la dynamique, les risques et les points de basculement pour des troubles civils à grande échelle dans le monde entier, sous le contrôle de diverses agences militaires américaines. Ce programme, qui coûte des millions de dollars, est conçu pour développer des « perspectives pertinentes pour les combattants »immédiates et durables pour des responsables gouvernementaux et des décisionnaires haut-gradés faisant partie de « la communauté des politiques de défense » et pour influencer des politiques mises en œuvre par « des (centres de ) commande combattants ».

Lancée en 2008-l’année de la crise bancaire mondiale- l’Initiative de Recherche Minerva » du Département de la Défense travaille en partenariat avec des universités pour « améliorer la compréhension fondamentale du Département de la Défense des forces sociales, culturelles, comportementales et politiques qui façonnent des régions du monde qui ont une importance stratégique pour les USA. »

Parmi les projets attribués pour la période de 2014 à 2017 il y a une étude dirigée par l’Université Cornell et gérée par le Bureau de recherche de l’armée de l ‘air américaine qui a pour objectif de développer un modèle empirique « de la dynamique de la mobilisation de mouvements sociaux et des contagions. » Le projet déterminera « le point critique ( point de basculement) des contagions sociales en étudiant leurs « traces digitales » dans les cas de » la révolution égyptienne de 2011, les élections au Duma russe de 2011, la crise de 2012 au Nigéria concernant les subventions sur les combustibles et les manifestations au parc de Gazi en Turquie en 2013. »

Des messages Twitter et des conversations seront examinés « pour identifier des individus mobilisés par une contagion sociale et déterminer quand ils se mobilisent. »

Autre projet attribué cette année à l’Université de Washington « cherche à découvrir les conditions dans lesquelles des mouvements politiques visant des changements politiques et économiques de grande échelle prennent naissance, » ainsi que «  leurs caractéristiques et leurs conséquences. » Ce projet, géré par le Bureau de Recherche de l’armée américaine, se concentre sur « des mouvements importants impliquant plus de 1000 participants dans une activité qui dure », et couvrira 58 pays au total.

(suite…)

Laurent Fabius est arrivé dimanche après-midi à Alger pour une visite officielle de deux jours. Le ministre français des Affaires étrangères s’entretiendra avec son homologue algérien et sera reçu lundi par le président Abdelaziz Bouteflika.

(…)

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La France devrait également parler de gaz de schiste. Ce sujet qui fâche à Paris pourrait bien être abordée à Alger. Bouteflika a donné récemment son feu vert et l’Algérie exploitera bien le gaz de schiste, qui existe en quantité importante dans ses sous-sols du Sahara. Bien que des voix commencent à s’élever aussi de l’autre côté de la Méditerranée, Paris et Alger signeraient lors de cette visite un accord permettant des recherches françaises sur le territoire algérien. (suite…)