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Pourquoi subventionner à coups de milliards de dollars la recherche d’hydrocarbures qui ne seront pourtant jamais utilisés si on veut réduire les changements climatiques? Voilà la question que pose l’organisme écologiste Oil Change International, qui soutient ainsi que le Canada est l’un des pays les plus généreux du G7 – près d’un milliard de dollars par année – quand vient le temps de subventionner l’exploration dans le secteur de l’énergie, essentiellement sous la forme d’allégements fiscaux consentis aux entreprises.

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Omar Aktouf, professeur titulaire en Management à HEC Montréal, explore le modèle américain d’exploitation du gaz de schiste, explique pourquoi il n’est pas soutenable, aux Etats-Unis même. Alors de là à l’amener en Algérie… (entretien RadioM).

RadioM. Le modèle nord-américain est le modèle gagnant, que l’on oppose à chaque fois que les réserves sur l’exploitation du gaz de schiste sont émises. Vous vivez en Amérique du Nord, est-ce vraiment un modèle gagnant ?

Omar Aktouf : Le modèle nord-américain est un effet d’annonce, il ne marche pas aussi bien qu’on le dit. Le gaz de schiste est rentable à très court terme. Pendant les quelques premiers mois, un puits de gaz de schiste peut payer les investissements et générer quelques profits, mais au bout d’un an, le taux de récupération d’un puits de gaz schiste perd jusqu’à 90 %. Il faudrait alors creuser un autre puits. Or creuser un puits de gaz de schiste tous les ans, c’est énorme. Les grandes firmes multinationales Exxon, Haliburton, ou GSP Energy creusent  environ 1.000 puits par an, ce qui coûte entre 12 et 15 milliards de dollars. Si on multiplie ce chiffre par l’ensemble des exploitations en USA, on va obtenir l’équivalent de ce que l’on a dépensé pour sauver la planète de la crise de 2008.

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Si l’exploitation du gaz de schiste est en passe de faire redémarrer l’économie américaine, c’est en grande partie grâce à l’Etat fédéral qui, via de multiples exonérations fiscales sur les forages, subventionne massivement les opérateurs.

A quel prix le gaz naturel doit-il se vendre aux Etats-Unis pour que la facturation hydraulique laisse un peu d’argent aux producteurs de gaz de schiste ? Merrill Lynch avance le chiffre de 4 à 6 $ par million de British Thermal Units (MMBTU), Ben Dell chez Bernstein Research ou John Dizard du « Financial Times » parlent plutôt de 6 à 8 $ par MMBTU. Or sur le marché à terme, le gaz naturel se vendait le 2 novembre 2012 à 3,54 $/MMBTU. Les producteurs de gaz de schiste perdent donc de l’argent. Rex Tillerson, le PDG d’Exxon, le confessait le 27 juin 2012 : « Nous sommes tous en train d’y laisser notre chemise. » Et pourtant… Banques d’investissement, courtiers, grands cabinets comptables et sociétés de conseil continuent à promouvoir l’idée d’une révolution du gaz de schiste. Pourquoi ?

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Malgré les controverses relatives à l’exploitation du gaz de schiste, un Fonds de recherche européen propose aujourd’hui une aide de 113 millions € aux entreprises qui en développent l’exploitation. Un « coup de pouce » qui entre dans le cadre du programme Horizon 2020 destiné à encourager le développement d’énergies à faible émission de carbone.

Comment faire passer la pilule ? Rien de plus simple ! Désormais, le discours dominant se fonde sur l’idée que, non seulement l’exploitation du gaz de schiste est moins dommageable pour le climat que celle du charbon, mais cette source d’énergie s’inscrirait aussi dans la transition vers le « tout aux énergies renouvelables ». Exit les critiques relatives au caractère de court terme de ce type d’exploitation.

http://www.econospheres.be/spip.php?article525

L’UE a commencé à subventionner le gaz de schiste https://bastagazales.fr/2014/06/13/lue-a-commence-a-subventionner-le-gaz-de-schiste/

Les énergies renouvelables, indispensables pour atteindre les objectifs mondiaux de réduction des émissions de CO2, ont besoin d’un cadre réglementaire stable, d’une baisse des aides aux énergies fossiles et de réseaux électriques plus interconnectés, a estimé dimanche l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena).

Le développement des énergies renouvelables entraîne un nouveau paradigme industriel pour la production d’électricité alors que celle-ci devrait augmenter de 70% entre 2011 et 2030 au niveau mondial, estime ce rapport de l’Irena, intitulé Repenser l’énergie.

Le secteur, autrefois dominé par de grands énergéticiens, devient plus décentralisé, diversifié et réparti entre davantage d’acteurs, note l’Agence. Elle cite l’exemple de l’Allemagne où seulement 12% des installations d’énergies renouvelables, comme les éoliennes ou les panneaux photovoltaïques, sont entre les mains des énergéticiens traditionnels.

( …)Réduire ou supprimer les subventions aux énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel, ndlr) pour la production d’électricité réduirait significativement les coûts de financement des projets d’énergies renouvelables, en envoyant un signal fort aux marchés et en améliorant leur compétitivité, avance ainsi l’Irena.(…)

http://www.romandie.com/news/Les-energies-renouvelables-ont-besoin-dun-cadre-stable-et-de-moins/515162.rom

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(…) Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a lancé dimanche un cri d’alarme sur le risque de dérèglement irréversible du climat, appelant les investisseurs internationaux à financer les énergies vertes.

Au-dela de 2 degrés (de réchauffement, NDLR) ce sera le chaos climatique et personne: aucun particulier, aucune entreprise, aucune nation, aucune commune ne sera épargnée, a déclaré M. Fabius à l’occasion des rencontres économiques d’Aix-en-Provence, qui ont réuni sur trois jours quelque 3.000 personnes et 230 conférenciers de 35 pays(…)

Il s’est également adressé aux pouvoirs publics, dont le gouvernement français, qui doivent mettre en place un cadre clair et stable dans le temps pour sécuriser la rentabilité de tels investissements et doivent aussi stopper les subventions aux énergies fossiles.(…)   http://www.romandie.com/news/494574.rom

Le Ministre a fait ces déclarations alors que la France, dans le cadre de sa politique de développement, soutient le financement public des centrales à charbon au travers des banques régionales que sont la Banque Asiatique de Développement, la Banque Africaine de Développement et la Banque Inter-Américaine de Développement. dont la France est membre (par exemple, la centrale à charbon de Jamshoro au Pakistan, alors que des États s’y opposaient, États-Unis, Finlande, Danemark, Pays-Bas, Norvège, Suède ou s’abstenaient, Autriche, Allemagne, Luxembourg, Suisse, Turquie, GB).

Pour rappel, la politique de développement est dans son champ de compétences, M.Fabius est Ministre des Affaires étrangères et du Développement international.

Pour en savoir plus sur les subventions aux énergies fossiles :

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EXCLUSIF / Un fonds de recherche européen propose une aide de 113 millions d’euros aux entreprises qui exploitent le gaz de schiste dans le cadre du programme Horizon 2020. Le programme a en théorie vocation à encourager le développement d’énergies à faible émission de carbone.

Le programme Horizon 2020, qui court de 2014 à 2020, prévoit d’investir 80 milliards dans des technologies innovantes en Europe. Or ces fonds dédiés à l’innovation pourraient bénéficier au gaz de schiste. Le recours à des technologies innovantes pour évaluer les risques de l’exploitation du gaz de schiste ainsi que le modélisations de l’exploitation pourront en effet être concernés.

Ces financements pourraient aider des compagnies gazières, qui auraient autrement été contraintes de financer elles-mêmes ces études. Des critiques s’élèvent contre ces allocations de fonds qui entrent directement en contradiction avec les politiques européennes en matière de décarbonisation.

De l’argent public mal orienté

« La Commission a déclaré vouloir garantir une haute protection environnementale, et affirme qu’elle prend la lutte contre le changement climatique très au sérieux. Mais en même temps son fonds de recherche finance des études destinées à l’industrie d’exploitation du gaz de schiste. Ce conflit d’intérêts ne peut être ignoré », a indiqué à EurActiv Antoine Simon, le porte-parole des Amis de la Terre.

« C’est particulièrement cynique puisque [ce financement] distribue de l’argent public à une industrie qui est entre les mains de quelques-unes des plus riches sociétés au monde, alors qu’il y a des priorités bien plus importantes en matière d’efficience énergétique et d’énergie renouvelable », a-t-il poursuivi.

33 millions d’euros pour 2014

La DG recherche et innovation ne dévoilera pas quels sont les groupes qui ont obtenu les fonds en question, mais a indiqué que 33 millions d’euros ont déjà été engagés pour financer ces études sur 2014

En savoir plus http://www.euractiv.fr/sections/energie/lue-commence-subventionner-le-gaz-de-schiste-302801